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Charles Rouleau n'attend que le feu vert du Canadien...

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Charles Rouleau n\'attend que le feu vert du Canadien...

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Charles Rouleau a composé quelques slogans en lien avec le centenaire du Canadien. Il compte, avec l'autorisation du club de hockey, les imprimer sur des t-shirts aux couleurs de l'équipe. En échange, il aimerait bien obtenir des billets de saison pour lui, sa conjointe et leurs trois filles, dont Laurence et Marie-Ève.

Imacom, Jocelyn Riendeau

 

Mario Goupil
La Tribune

(MAGOG) Charles Rouleau est fin prêt. Il n'attend plus que le feu vert du Canadien de Montréal. Au cours des prochains jours, il ira rencontrer Guy Lafleur, son idole, pour le sensibiliser à sa cause et lui demander un coup de pouce pour faire débloquer son dossier. Il espère aussi que le président du Canadien, Pierre Boivin, lui accordera une entrevue.

Charles Rouleau croit tellement en son projet qu'il n'a voulu courir aucun risque. Il s'est donc précipité chez un cabinet d'avocats spécialisé en droits d'auteur après avoir couché sur papier tous les slogans qu'il avait imaginés en rapport avec le centenaire de l'équipe montréalaise et qu'il souhaite maintenant voir apparaître sur des t-shirts et des coton ouatés aux couleurs du Canadien.

«J'ai conçu et enregistré les droits sur des slogans anglophones et francophones en rapport avec le 100e anniversaire des Canadiens. Il s'agit de jeux de mots très colorés qui apparaissent sur des t-shirts et des gilets rouges des Canadiens», explique le concepteur du projet.

Différents slogans sont proposés par ce grand fan du Canadien, tant en français et qu'en anglais.

 

Ce ne sont là que quelques exemples que Charles Rouleau a fait breveter. L'un d'eux évoque même la grande rivalité de jadis entre les Nordiques de Québec et le Canadien de Montréal.

«J'ai 8000 $ de dépensés juste pour enregistrer les slogans que j'ai conçus. Doutez-vous que je crois que ça va marcher?», lance-t-il.

L'homme d'affaires de 49 ans, de Magog, qui possède sa propre entreprise de déshumidification après sinistre, a fait préparer quelques t-shirts et coton ouatés arborant ses slogans, par des graphistes d'une firme spécialisée, avant d'entrer en contact avec la Ligue nationale de hockey.

Il a soumis son projet à Samantha Potes, au bureau de la LNH à Toronto, qui l'a immédiatement mis en contact avec Waleed Zakem, grand manitou de la firme Bulletin, qui détient, lui a-t-on expliqué, les droits sur tous les chandails aux couleurs du Canadien et approuvés par la LNH. «Je suis allé rencontrer M. Zakem et je lui ai fait part de mon projet, raconte Charles Rouleau. Au bout de 15 minutes, j'étais tellement emballé, qu'il m'a lancé: "Mais tu es en feu!" Puis il a ajouté, en soulignant ma détermination: "J'aimerais bien être un de tes partenaires d'affaires..."»

Charles Rouleau s'est lancé seul dans cette aventure en octobre dernier après avoir été inspiré par le centenaire du Tricolore. Il a fait le tour de ce qui est offert sur le marché, notamment au Centre Bell, et aucun t-shirt ou coton ouaté qui y est offert n'affiche, selon lui, de jeux de mots originaux associés au centenaire de son équipe favorite.

Ses colorés gaminets pourraient-ils connaître autant sinon plus de succès que tous ces petits drapeaux que les fans du Tricolore arborent sur leur voiture cette saison?

 

Le principal intéressé ne peut que se croiser les doigts. Le Magogois entend demander que cinq dollars soient versés pour chaque article vendu à la Fondation des Canadiens pour l'enfance.

«Ce que je demande pour moi, c'est 3 $ par t-shirt ou coton ouaté vendu. J'aimerais bien aussi des billets de saison du Canadien pour moi, ma blonde et mes trois filles. Nous sommes de vrais fans», lance-t-il avec un large sourire.

«Imaginez combien on pourrait en vendre... rien qu'au pays des frères Kostitsyn», ajoute-t-il en rêvant de conquérir le marché biélorusse.

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