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Les parents de Valcourt ne craignent pas les suspensions

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Les parents de Valcourt ne craignent pas les suspensions

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Sylvain Lamontagne

Archives La Tribune, Christian Landry

 

Amélie Boissonneau
La Tribune

(VALCOURT) N'en déplaisent aux commissions scolaires, les parents qui se mobilisent pour retirer leurs enfants du cours d'éthique et culture religieuse (ECR) ont bien l'intention de continuer au retour du congé des Fêtes. Le service de bénévoles mis en place à Valcourt au début de l'année scolaire continuera d'encadrer les enfants touchés par le boycott.

À Valcourt, ils étaient une vingtaine d'enfants au début de l'année scolaire à être exemptés du nouveau cours d'ECR. Au retour en classe cette semaine, ils ne seront plus que cinq au primaire et trois au secondaire à être retirés du cours.

 

«Si les gens n'avaient pas reçu autant de menaces des écoles et de la commission scolaire, nous serions beaucoup plus. Les parents ont eu peur et on a perdu beaucoup de gens», affirme Sylvain Lamontagne, père de deux enfants et instigateur du boycott dans la région.

En septembre dernier, les parents de Valcourt étaient les premiers à s'organiser de manière aussi structurée. Lors des cours d'ECR, des bénévoles vont chercher les enfants à l'école et les amènent à la salle paroissiale où ils étudient le temps d'une période.

Pour la première fois, l'école J.-H. Leclerc de Granby a suspendu un peu avant Noël sept élèves qui s'absentaient répétitivement du cours. Une décision qui a fait bondir M. Lamontagne. «Là, ils pénalisent les élèves dans toutes les matières, ça n'a pas de bon sens», dit-il. «On appuie ces parents-là et on a vraiment hâte de voir ce qui va se passer», poursuit-il.

La Commission scolaire des Sommets a indiqué qu'elle jouait de prudence dans ce dossier, puisqu'il y a présentement un recours collectif devant la Cour supérieure du Québec. De fait, les absences sont gérées de la même façon depuis le début de l'année et il n'en tient qu'à la direction de chacun des établissements d'appliquer des sanctions.

«Quand ils ont vu qu'on ne reculait pas dans nos demandes, ils ont décidé de nous laisser faire», affirme M. Lamontage. «On est en droit de pouvoir choisir pour nos enfants. On est là pour le bien-être de nos enfants et pour défendre nos croyances et nos libertés. En ne faisant rien, c'est comme si on disait qu'on était d'accord avec le modèle que le ministère nous impose».

L'absence aux cours d'éthique et culture religieuse entraîne une note de zéro sur le bulletin pour cette matière et ne devrait pas compromettre le passage scolaire. «On sent que les parents sont mieux informés sur le sujet. Ça se mobilise de plus en plus sur le terrain», indique M. Lamontagne.

 

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