Ce nouveau permis coûtera 40 $ et sera renouvelable à tous les quatre ans, a appris La Tribune auprès de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).
«Nous sommes justement en train de faire les derniers ajustements informatiques avec l'Agence des services frontaliers du Canada afin que tout fonctionne bien, a déclaré Gino Desrosiers, porte-parole de la SAAQ. Tout sera prêt en mars», a-t-il ajouté.
Le «permis de conduire plus», c'est son nom, sera muni d'une puce électronique attestant que son détenteur est bel et bien citoyen canadien. Cette puce permettra également aux douaniers de savoir si son détenteur possède un dossier criminel l'empêchant de traverser la frontière.
En juin prochain, les douaniers américains exigeront un passeport ou un permis de conduire amélioré à quiconque voudra se rendre aux États-Unis en voiture. La Colombie-Britannique et l'État de New York l'ont déjà mis en place et l'État du Vermont le fera à peu près en même temps que le Québec.
Le nouveau permis ne sera disponible dans un premier temps que dans 26 centres de service de la SAAQ au Québec.
«Étant donné qu'il s'agit d'un tout nouveau document, les automobilistes devront d'abord se présenter en succursale afin de prouver leur citoyenneté canadienne», a précisé M. Desrosiers.
«Une fois cette démarche complétée, le renouvellement pourra se faire par la poste, aux quatre ans, soit en même temps que le renouvellement prévu sur le permis de conduire.»
Pour obtenir ce nouveau permis, les automobilistes devront toutefois acquitter des frais supplémentaires de 40 $, payables une fois aux quatre ans, et qui s'ajouteront au prix régulier du permis de conduire qui coûte présentement 72 $.
Depuis le début de 2007, les États-Unis obligent les voyageurs canadiens à présenter un passeport pour entrer en sol américain lorsque ceux-ci voyagent par avion.
Par voie terrestre, les douaniers américains exigent deux documents: le permis de conduire ainsi que le certificat de naissance.
Dans le cas des passagers, ceux-ci doivent obligatoirement présenter un certificat de naissance ainsi qu'un autre pièce d'identité délivrée par l'État et sur laquelle on retrouve une photo.
Le nouveau permis de conduire a été au coeur de nombreuses discussions entre le gouvernement du Québec et celui du Vermont en raison de l'importance des échanges économiques et touristiques entre les deux États.
En octobre dernier, lors d'une rencontre à Derby Line et Stanstead, le premier ministre du Québec Jean Charest et le gouverneur du Vermont Jim Douglas s'étaient engagés à ce qu'un nouveau permis de conduire puisse servir de document valide aux postes de douanes.
Le gouvernement Charest craignait que nombre de touristes américains, rebutés par le coût du passeport, préfèrent demeurer aux États-Unis plutôt que de passer quelques jours de vacances par année au Québec. En cela, le permis de conduire «à puce» constitue une solution de rechange «plus prometteuse» que le passeport obligatoire, avait alors expliqué M. Charest.
Les deux politiciens avaient également fait valoir que la valeur des échanges entre le Vermont et le Québec avoisine les six milliards $ et que 80 pour cent des exportations du Vermont vers le Canada sont destinées au Québec.











