L'ange gardien des immigrants

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L\'ange gardien des immigrants

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Soeur Pauline St-Germain, à l'arrière à gauche, avec la famille élargie de ses protégés: Alfonso Garcia, Luz Marina Sanchez, le petit Jose Elias Garcia, Jose Pablos Sanchez, Maria Belen Ortega, Decy Joana Garcia et Wilson Garcia.

Imacom, Claude Poulin

François Gougeon
La Tribune

(SHERBROOKE) Après plusieurs années de mission à l'étranger, par exemple au Pérou et au Brésil, c'est à Sherbrooke même que Soeur Pauline St-Germain poursuit son rôle: elle aide les nouveaux arrivants.

Petite femme débordante de vie, la religieuse des Missionnaires Notre-Dame-des-Anges prend le relais de sa communauté dans l'accueil et la visite d'immigrants souvent désorientés à leur arrivée en sol québécois.

 

«À côté de notre maison-mère, nous recevons les familles immigrantes pour une courte période et moi, j'entre en scène quand ces gens intègrent leur logement. Je les visite, je les réconforte mais surtout, je les aide à combler des besoins de la vie quotidienne, comme en initiant le plus vite possible des cours de francisation grâce à des bénévoles, pour trouver des meubles grâce à des donateurs et ainsi de suite... Imaginez donc! Là je viens de trouver des lits neufs, par contact, de bouche à oreille», s'exclame Soeur Pauline, toute fière de son coup.

Au moment de la rencontre avec La Tribune, celle qui se démène ainsi depuis 20 ans auprès des immigrants visitait une famille de réfugiés de Colombie. Une famille que la violence là-bas a vu s'élargir récemment par l'arrivée des parents de la jeune mère de cinq enfants. «Si ces gens restaient en Colombie, ils risquaient fort de subir le même sort qu'un de leurs parents; c'est-à-dire d'être assassinés», se désole Soeur Pauline.

Et c'est parce qu'elle sait qu'il n'est pas facile pour ces gens de tout quitter dans leur pays d'origine et de repartir à neuf, Soeur Pauline devient leur ange gardien. «Je suis chanceuse. J'ai une bonne santé et beaucoup d'énergie. Alors, je fais mon possible pour eux (les immigrants), pour leur rendre la vie plus agréable. Mais en retour, j'en retire une très grande joie», dit celle qui parle bien la langue espagnole et qui ne compte plus le nombre d'immigrants qu'elle a aidés.

«Mais surtout, insiste-t-elle, je ne suis pas seule dans cette mission de soutien. Il y a beaucoup de bénévoles qui collaborent ainsi à une meilleure intégration des nouveaux arrivants.»

 

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