On se rappellera qu'il avait été interpellé directement par le préfet de la MRC du Granit, Maurice Bernier, avec le ministre de l'Industrie, Tony Clement, responsable du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), l'organisme subventionnaire responsable de la coupe de la subvention de l'OMM, afin qu'ils s'impliquent tous deux concrètement et trouvent une solution définitive à ce problème.
«C'est une décision du CRSNG qui m'a déçu et choqué. Je ne comprends vraiment pas ce qui s'est passé. C'est un organisme indépendant du gouvernement. Je crois que ses dirigeants ont invoqué la vocation régionale seulement de l'Observatoire pour justifier cette décision, mais c'est un argument que je n'achète pas du tout. On connaît le rayonnement international de l'Observatoire. Depuis lundi, je suis en mode solution et mon personnel planche sur ce dossier en priorité», a déclaré le ministre lors d'un entretien téléphonique.
«Je veux vraiment m'assurer de la viabilité de l'Observatoire. On n'a pas de contrôle sur le CRSNG et sur sa décision qui semble définitive. Nous sommes rendus à chercher des solutions ailleurs. J'ai rassuré les intervenants qui étaient présents à la conférence de presse de mercredi en leur disant que je suis un allié.»
Le ministre Paradis a évoqué des visites qu'il faisait à l'Observatoire avec ses parents quand il était petit garçon et dont il se souvient très bien.
«L'Observatoire, c'est un joyau dans mon comté. Cela vient me chercher en-dedans quand on me dit qu'il pourrait fermer. C'est un Observatoire professionnel qui a été mis aux normes à l'international. Je ne m'explique pas la décision qui a été prise», a-t-il ajouté.
«Je suis en train d'étudier concrètement les solutions possibles, il y a un scénario qui s'établit, mais il est prématuré, à ce stade-ci de l'hypothèse, de dévoiler quoi que ce soit. Mais pour moi c'est très clair que l'Observatoire est un élément névralgique de mon comté qu'il faut préserver.»












