C'est après avoir lu un livre de Bernard Lacroix, dominicain, que L'abbé Thompson a débuté ce rassemblement annuel à l'époque où il était le prêtre de la paroisse. «Nous avons commencé ça il y a une quinzaine d'années et il y a toujours beaucoup de gens, du monde qui vient de partout...», s'extasie l'abbé Thompson.André Richard vient d'ailleurs de Sherbrooke chaque année. «Je viens chaque dimanche de Pâques, c'est une tradition. Je partage l'eau avec d'autres qui ne peuvent pas venir», explique-t-il.
C'est au 18e siècle, que les premiers habitants de la Nouvelle-France auraient commencé cette tradition de recueillir l'eau pascale dans la nuit du samedi au dimanche de Pâques. «À l'époque, il y avait plusieurs moments dans l'année où les croyants recueillaient l'eau.
Les autres événements ont disparus avec le temps, mais celui du matin de Pâques est toujours resté», explique l'abbé Thompson. L'homme d'église explique les raisons de cette tradition. «On dit que c'est une eau qui ne se corromps pas. Certaines l'utilisent pour se soigner, mais ce qui est important c'est le symbole.» Rappelant ainsi la place de l'eau dans les rites de la vie religieuse.
Line Corriveau et ses fils, Malcom et Jérémie Desbiens, étaient très heureux de l'aventure. Un plus petit frère était resté avec papa à la maison. «Nous avons la chance d'habiter tout près», explique la maman. La famille utilise cette eau que l'on dit thérapeutique. «Papa s'est blessé au doigt et on lui a promis de lui ramener de l'eau.»
Le feu, «symbole de lumière, de la résurrection», était également très présent dans la cérémonie qui a suivi le pèlerinage au ruisseau. C'est à la lueur des cierges que l'assemblée a célébré cette fête importante du calendrier chrétien et c'est à la lueur du jour levant que l'eau du ruisseau a été bénite par l'officiant et est devenue eau de Pâques.










