La classe de mathématiques de l'enseignant Nicolas Busque n'est pas comme les autres. D'un côté, il y a des ordinateurs et de l'autre, des blocs Lego en quantité. Pourquoi? Pour apprendre les mathématiques, évidemment. En fait, l'école secondaire de l'Odyssée, à Valcourt, est la seule au Québec à offrir aux élèves un programme de concentration en robotique entièrement intégré au cours. Une façon pour le moins technologique de mettre des concepts scientifiques en application... et de donner vie à des Lego.
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Mais encore faut-il avoir un côté rationnel et inventif plutôt développé pour y arriver. Un sens que certains élèves acquerront au cours de leur 1re et 2e secondaire, et ce, à raison de dix périodes par cycle.
«Les élèves s'approprient facilement cette manière de faire de maths grâce à la robotique. C'est très concret et ça favorise le développement d'idées logiques et le côté créatif. Il s'agit d'un bon outil pour présenter des problématiques à la fois scientifiques et mathématiques», précise celui qui enseigne la robotique à l'Odyssée depuis quatre ans.
«En plus, ceux et celles qui se aimeraient se diriger vers des programmes d'aéronautique ou d'ingénierie plus tard auront déjà une longueur d'avance», poursuit-il en indiquant que, pour participer au programme de robotique intégrée, les élèves de la région de Valcourt ont dû faire ce choix dès la sixième année.
Des projets amusants
Depuis le début de l'année, les élèves de la classe de robotique ont donc réalisé un téléphérique, une voiture électrique, un convoyeur et même un insecte. Et leurs examens consistent à faire en sorte que leurs robots fonctionnent.
«Ce qui est bien, c'est qu'on apprend les maths et la science en ayant l'impression de jouer», note Samuel Boisvert en expliquant comment fonctionne le robot qui lui a permis de détecter des coordonnées sur un plan cartésien.
«J'ai demandé au contrôleur de trouver les points de couleur noire. Quand il le trouve, un signal sonore se fait entendre.»
Et pourquoi a-t-il choisi de s'inscrire à ce programme? «Pour le défi et parce que j'avais envie de découvrir la robotique».
À ses côtés, son collègue Jesse Desmarais-Labonté partage sensiblement la même opinion. «J'ai toujours aimé les Lego. Je me suis dis que ce serait l'fun de les faire bouger», confie-t-il.
Des rockeurs robots
D'ailleurs, Jesse travaille présentement sur un projet pour le moins inusité: il fait un groupe de musique rock en robot. «Il y aura un batteur, un guitariste et un chanteur qui seront en action», indique le jeune passionné de construction Lego.
De plus, certaines inventions robotisées risquent fort bien de se retrouver à la compétition RoboCup junior Québec à la fin du mois d'avril, un concours où l'école secondaire de l'Odyssée a remporté les grands honneurs plusieurs fois. «Mon band pourrait se retrouver dans l'épreuve de danse», lance-t-il fièrement en regardant son batteur de Lego battre la cadence.
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