D'un petit CLSC rural qui se relevait d'une tutelle et où il a débuté voilà 30 ans à la direction d'une grosse boîte de 2500 employés comme le CSSS-IUGS, qui devait en outre compléter le mariage de ses multiples vocations et qu'il a quitté voilà moins d'un an, Denis Lalumière a toujours su mener le navire à bon port. Malgré la tempête, le résultat était atteint. Sans crise et dans le respect des gens.
Et là, depuis juin 2008, c'est un nouveau défi qu'il doit relever à titre de sous-ministre adjoint au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec: mener à bien les nombreux travaux de la Direction générale de la planification stratégique, de l'évaluation et de la qualité. La réflexion et les décisions du groupe de 80 personnes qu'il dirige auront un impact majeur sur le fonctionnement du complexe réseau québécois de santé et des services sociaux, à moyen et à long terme.
»Stimulant et passionnant»
Son nouveau job, Denis Lalumière le trouve «stimulant et passionnant». «Ça permet d'avoir une vision d'ensemble sur les grandes orientations», dit-il, toujours modeste malgré le titre qu'il porte maintenant.
«Un directeur général, que ce soit pour un établissement de santé ou dans n'importe quel autre domaine, même dans le privé, ça ne peut rien faire tout seul. Je ne vois pas d'autre façon d'arriver avec de bons résultats qu'en réussissant à rapprocher les gens, à les faire collaborer et à travailler en équipe. Et à ne jamais perdre de vue que tout collaborateur, peu importe son statut dans l'organisation, est avant tout un humain», indique M. Lalumière.
S'il n'est pas psychologue clinicien de formation, il réussit néanmoins par sa personnalité à créer le climat propice pour mettre les gens autour de lui en confiance, à se sentir valoriser et utiles. «Je dirais, glisse-t-il avec le sourire, qu'il faut davantage apprendre à écouter qu'à parler.»
Travailleur infatigable, Denis Lalumière souligne que son cheminement professionnel a toujours été dicté par le hasard. D'une nouvelle responsabilité à l'autre, il n'a jamais dessiné de plan de carrière. «Ce sont les circonstances du moment qui me font accepter l'idée de relever un nouveau défi. Par exemple, je n'avais pas prévu un poste de sous-ministre à Québec, même que je venais tout juste de renouveler comme directeur général du CSSS-IUGS», explique-il.
Homme de famille même sans enfant, avec la cour arrière de sa résidence sherbrookoise pleine de jeux pour les tout-petits, Denis Lalumière s'avoue un homme comblé par la vie. «Je me trouve chanceux... J'ai aussi la chance inouïe d'avoir une bonne partenaire de vie, la même depuis bientôt 35 ans», confie-t-il sans détour et avec fierté.











