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La CCQ a rencontré les deux récupérateurs windsorois fautifs

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Amélie Boissonneau
La Tribune

(WINDSOR) Après que deux récupérateurs de la région de Windsor aient été évincés d'un chantier de démolition situé dans la rue Bridge, à Richmond, par la Commission de la construction du Québec (CCQ), l'organisme a rencontré au cours des derniers jours les deux fautifs, André Bélanger et Clément Goyette, pour leur expliquer quelles sont les règles en vigueur. Loin d'être contre la récupération de matériaux, la commission a exprimé ses souhaits à l'égard de cette activité.

En 25 ans, André Bélanger a démoli plus d'une centaine de maisons et une quarantaine de granges à la main en prenant bien soin de conserver le bois de qualité, les briques intactes et les autres morceaux qui pourraient avoir une seconde vie. Mais en se rendant ainsi sur les chantiers, M. Bélanger entre automatiquement dans la catégorie des démolisseurs et s'expose à des réprimandes.

 

«Les chantiers qui relèvent du domaine de la construction sont assujettis à la loi R-20 sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction. Et les entreprises de démolition font partie de cette catégorie», explique André Martin, porte-parole de la CCQ.

De fait, même si M. Goyette et M. Bélanger sont enregistrés en tant que récupérateurs auprès du Registraire des entreprises du Québec, il n'en demeure pas moins qu'ils doivent se plier à la réglementation de la commission. «L'industrie de la construction n'est pas contre la récupération, bien au contraire, elle croit au virage vert. Il y a seulement une législation à suivre pour protéger les travailleurs de la construction sur les chantiers», poursuit M. Martin en indiquant que seules les granges sont exclues de ce règlement.

Une solution

Les récupérateurs peuvent donc continuer leur travail, mais il faudra qu'ils s'adaptent ou même qu'ils s'associent à des entreprises de démolition. «Rien ne les empêche de démolir des granges ou de demander à des gens qui sont accrédités de sortir des morceaux du chantier. Ils pourront par la suite désassembler le tout à l'extérieur de cette enceinte, récupérer et vendre ce qui est encore bon «, confirme le porte-parole.

D'après M. Martin, les deux récupérateurs ont semblé bien comprendre la situation. «Ils ont été réceptifs et nous leur avons dit que dans doute, ils pouvaient nous contacter.» En plus de payer une cotisation à la CCQ, un ouvrier de la construction ou de la démolition doit avoir ses cartes de compétences, ainsi qu'une formation en santé et sécurité au travail s'il veut se retrouver sur un chantier.

 

 

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