Selon les chiffres de Statistique Canada, ce taux est passé de 6,3 pour cent à 9,4 pour cent d'avril 2008 à avril 2009.
À Sherbrooke même, le tableau est sensiblement le même. Le taux de chômage a monté de 19 points en un an, soit de 6,2 pour cent à 8,3 pour cent pour la même période.
En mars, le taux de chômage frôlait le niveau psychologique des dix pour cent, à 9,9 pour cent en Estrie. À Sherbrooke, il se chiffrait à 7,7 pour cent.
«Nous sommes en récession, constate Gilles Lecours, d'Emploi-Québec. «En Estrie, nous avons perdu 1000 postes. Des emplois à temps plein pour la plupart. Nous avons gagné quelques emplois à temps partiel.»
«C'est la même chose dans notre région que dans l'ensemble du Québec. Sherbrooke perd des emplois. Surtout dans le secteur manufacturier.»
Du même coup la population active augmente. «Les gens cherchent du travail, mais l'emploi ne suit pas», ajoute le spécialiste.
Les signes encourageants observés au cours des dernières semaines au Canada et aux États-Unis ne semblent pas se refléter dans la région, souligne M. Lecours. «Il y a peut-être des signes positifs au niveau macroéconomique, mais pour le moment, l'année 2009 demeure difficile.»
«Il va peut-être falloir attendre au début de 2010 pour assister à une reprise économique.»












