La MRC du Haut-Saint-François achemine en moyenne 13 000 tonnes de déchets par année, ce qui sera évidemment insuffisante pour garnir la cellule du LET prévue pour recevoir 40 000 tonnes. «On ne peut pas se passer de clients, affirme d'abord la préfète Nicole Robert. Sinon, nos citoyens paieront beaucoup trop cher la tonne pour n'enfouir que leurs déchets, étant donné que les coûts d'exploitation d'un LET sont beaucoup plus élevés que ceux d'un lieu d'enfouissement sanitaire.»
Voilà pourquoi la MRC du Haut-Saint-François fait de l'oeil à la Ville de Sherbrooke afin d'obtenir ses déchets domestiques et ce, même si un contrat lie jusqu'en avril 2013 la Reine des Cantons-de-l'Est à la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, qui détient un site à Saint-Étienne-des-Grès.
«Nous négocions également avec d'autres municipalités, souligne Claude Brochu, chargé de projet à la MRC du HSF. Mais nous pourrions accueillir les 35 000 tonnes d'ordures de Sherbrooke. Parce qu'une fois que ces 13 000 et 35 000 tonnes de déchets seront valorisées, nous respecterons notre limite fixée à 40 000 tonnes. La MRC s'est d'ailleurs donné comme objectif de valoriser 40 % des déchets acheminés au LET d'ici 2014.»
Par contre, si les deux parties parviennent à s'entendre, la Ville de Sherbrooke devra-t-elle attendre jusqu'au mois d'avril 2013 avant de pouvoir envoyer ses déchets à Bury? «Je ne connais pas les modalités de cette entente, renchérit la préfète. Recevrons-nous les déchets de Sherbrooke à Bury dès octobre 2009? Ça reste à voir. Tout ce que je peux dire pour l'instant, c'est qu'il y a des discussions en cours. Peut-être que la MRC se tournera aussi vers d'autres clients. Les prochaines semaines nous le diront.»
Après avoir utilisé un bioréacteur aérobie pour accélérer le processus de compostage des matières résiduelles grâce au broyage d'ordures, l'outil ne recevra maintenant que les déchets de table et du jardin, c'est-à-dire les matières putrescibles destinées au compost.
Le Fonds municipal vert a d'ailleurs remis récemment une subvention de plus de 250 000 $ à la MRC du HSF pour cet essai qui aurait permis d'éliminer plus de 8000 tonnes de déchets par année au site de Bury.
En fait, ce principe faisait en sorte de détruire presque toutes les émissions de gaz au site, de réduire la quantité de lixiviat de décharge d'au moins 70 % et d'augmenter le volume total de déchets éliminés de près de 20 %.
«Le tamis alors utilisé laissait notamment passer trop de produits de verre, laisse savoir Claude Brochu. Mais nous continuerons d'utiliser l'outil pour les matières putrescibles. D'ailleurs, la compagnie Solution développement durable se servira du bioréacteur aérobie cet été.»










