Cette étude a été commandée par un groupe de travail issu du monde municipal québécois, qui veut s'en servir pour alimenter une éventuelle politique sur l'occupation du territoire.
En entrevue, le président de l'Union des municipalités du Québec, Robert Coulombe, a noté hier qu'on associe souvent à tort de façon automatique communauté rurale à agriculture, alors qu'il y a beaucoup plus en milieu rural.
L'étude du Conference Board révèle ainsi que les communautés rurales ont entrepris un virage important depuis 2001 et que même si les secteurs primaires et miniers ont une part plus élevée en milieu rural qu'en milieu urbain, cette part a diminué.
La part des industries productrices de services a même affiché sa première tendance à la hausse dans les communautés rurales entre 2001 et 2006, précise le Conference Board.
Quatre secteurs des services y ont affiché «une expansion relativement prononcée»: le commerce de gros; le commerce de détail; les finances, assurances et affaires immobilières; de même que les services commerciaux.
«L'étude, ce qu'elle nous démontre, il faut quasiment dire à notre grande surprise, c'est que l'activité économique en milieu rural est très importante. Au niveau du PIB (Produit intérieur brut) du Québec, il y a 30 pour cent de l'activité économique qui est en milieu rural. (...) On fait l'équation monde rural égale agriculture, mais c'est beaucoup plus que ça», a commenté M. Coulombe.
Le rapport du Conference Board conteste aussi certains mythes, comme celui voulant que les zones rurales se soient dépeuplées.
S'il est vrai que la portion urbaine de la population a augmenté partout, la part de la population qui réside dans des communautés rurales québécoises situées non loin d'un grand centre urbain a pour sa part augmenté.
Ce rapport du Conference Board doit servir à alimenter la réflexion d'un groupe de travail, celui sur la complémentarité rurale urbaine. Plusieurs groupes de travail veulent ainsi explorer différents aspects de ce qui doit devenir la Politique d'occupation du territoire.
Cette politique doit être élaborée avec le gouvernement du Québec, le monde municipal et divers autres acteurs. M. Coulombe espère que ça se fera dans un an.










