Dans son rapport d'enquête spéciale déposé mardi, la protectrice Raymonde Saint-Germain donne raison au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), dont l'intervention pour mettre un terme à l'éclosion de la listériose en août et septembre 2008 avait été vivement critiquée.
Pour la protectrice, le MAPAQ a eu raison de procéder au rappel massif de fromages provenant de deux fromageries et de les détruire en même temps que tous les produits susceptibles d'être entrés en contact avec ces fromages, chez quelque 300 détaillants.
Du point de vue de la protection de la santé publique, il était important d'agir rapidement en raison des conséquences graves de la maladie, souligne Mme Saint-Germain.
Néanmoins, la protectrice a relevé de nombreuses lacunes dans la gestion de la crise de la part du MAPAQ.
En outre, le ministère a rappelé des fromages prématurément, a mal évalué les risques, n'a pas su livrer son message et ne s'est pas préoccupé des conséquences économiques de ses interventions.
Dans cette optique, Mme Saint-Germain recommande au gouvernement de compenser deux entreprises, soit la Société coopérative agricole de l'Île-aux-Grues et la Fromagerie Blackburn, dont certains de leurs produits ont été reliés à tort à l'éclosion de listériose.










