Le déclenchement de la grève générale illimitée, prévue pour demain, est donc reporté au 4 juillet. « Le ton et l'attitude ont beaucoup changé. On est toujours très loin d'un règlement, mais on est sur le bon sens, et c'est ce qui est nouveau», a mentionné Jeff Begley, porte-parole des syndicats des ambulanciers affiliés à la FSSS-CSN.
Cette reprise des négociations, qui se poursuivra jusqu'à vendredi, arrive au moment où les syndicats venaient d'entreprendre une tournée des régions pour préparer le déclenchement d'une grève après avoir, depuis plusieurs mois, exercé de légers moyens de pression.
La convention collective des ambulanciers est échue depuis près de quatre ans. «La nouvelle médiatrice a une influence positive, c'est certain, puisque maintenant, on ne parle plus de trois échelles salariales, comme le voulait le gouvernement, mais bien d'une seule. On n'a pas d'entente, mais au moins, on parle de la même affaire», a-t-il dit. Du coté du ministère de la Santé, même si on ne veut pas commenter le dossier, la porte-parole, Karine White, a laissé entendre que «les échanges se poursuivront toute la semaine et que les négos cheminent bien».
Le ministère proposait que les techniciens-ambulanciers qui ont davantage de formation reçoivent un salaire supérieur, ce que refusait radicalement le syndicat.
Malgré une grève
Selon M. Begley, si les négociations échouent et que la grève est déclenchée, la population ne sera pas touchée.
« Nous sommes conscients que le service ambulancier est un service essentiel, et le gros de la grève se déroulerait essentiellement au niveau administratif «, a-t-il fait savoir. « Si jamais on va en grève et qu'elle fonctionne bien, la population sera encore mieux desservie qu'en temps normal», a mentionné le porte-parole, sans trop vouloir s'avancer sur les gestes exacts qui seront posés. «Nous, on ne veut pas faire la grève, notre objectif est de régler. Reste à voir l'intention du gouvernement.»










