La Villa Pierrot a accueilli ses premiers résidants ce printemps et a été inaugurée officiellement mardi. Pour l'essentiel, on retrouve sur place 21 logements occupés par des mères monoparentales et leurs enfants ainsi qu'une garderie. Les jeunes femmes admises s'engagent à déployer des efforts afin de décrocher un diplôme ou réintégrer le marché du travail.
«Il était temps que quelqu'un pense à un endroit comme ça pour les mères monoparentales. Entre autres, nos enfants se créent un réseau social ici et c'est une très bonne chose», lance Annie Martineau, qui souhaite obtenir un diplôme universitaire à moyen terme.
La Magogoise a longtemps oeuvré dans le secteur de l'aménagement paysager et de l'horticulture. Aujourd'hui, à cause de certaines considérations, elle préfère se tourner vers un autre domaine.
La présence d'une garderie dans l'immeuble où elle réside se veut une véritable bénédiction pour elle. «Je perdais deux heures par jour pour aller porter mes deux enfants dans deux garderies différentes, qui en plus avaient des heures d'ouvertures distinctes», explique-t-elle.
Son loyer est par ailleurs raisonnable, ce qui la réjouit également. Grâce à un programme gouvernemental, elle ne verse que 25 pour cent de ses revenus pour loger sa famille.
Considéré comme le père de ce projet, Pierre Beaupré est fier du résultat final. «Au début, c'était un rêve. J'avoue que le bâtiment et son aménagement sont mieux que ce que j'espérais. Ç'a été long un peu, mais tout le monde a bien travaillé ensemble. Je crois que ce modèle s'exportera dans d'autres régions», confie-t-il.
À son avis, le comportement de certains enfants résidant à la Villa Pierrot a déjà changé de façon importante. «C'est à eux qu'on pensait au départ avec ce projet. La garderie fait du bon travail», mentionne M. Beaupré.
«On donne un environnement stable aux mamans et ça les amènera elles aussi à pouvoir contribuer pleinement à la société», souligne le député d'Orford, Pierre Reid.
Au-delà de 1,3 million $ ont été consentis par la Société d'habitation du Québec pour la réalisation de ce projet. Le milieu a fourni une somme supérieure à 435 000 $. La Ville de Magog et la Caisse Desjardins du Lac-Memphrémagog figurent parmi les principaux partenaires financiers locaux.










