Des infirmières-pivots de l'équipe d'oncologie du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) ont commencé, jeudi, à appeler toutes ces femmes, autant celles dont on refera les analyses à partir des échantillons déjà prélevés que celles qui se soustraient au processus. «Nous avons fait deux listes bien distinctes, détaille Sylvie Vallières, de la direction des communications du CHUS. Les infirmières-pivots logent deux appels chez chacune des femmes. Si elles ne réussissent toujours pas à leur parler de vive voix, nous procéderons par écrit.»
En tous les cas, toutes les patientes auront été contactées au plus tard le 31 août prochain, et possiblement avant, avance le directeur des affaires médicales et universitaires à l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Estrie, le Dr Robert Pronovost.
«On connaîtra bientôt les laboratoires, à l'externe, où seront reprises les analyses, de sorte que les résultats devraient commencer à rentrer début septembre, enchaîne le Dr Pronovost. Selon les résultats de ces contre-analyses, les médecins traitants réajusteront ou non le traitement de leurs patientes. Au plus tard le 31 décembre 2009, tout sera complété.»
Entre-temps, précise-t-il, l'équipe d'oncologie du CHUS continue d'administrer les traitements et d'apporter son soutien.
Le Dr Robert Pronovost insiste sur le fait que la plus grande des prudences est au centre de tout ce processus de révision. «Le CHUS s'inscrit dans ce mouvement provincial, et, en ce sens, il se prête à l'exercice au maximum afin d'assurer la sécurité des femmes et de rassurer la population.»
Le directeur des affaires médicales et universitaires à l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Estrie ne manque toutefois pas de relever que le laboratoire d'immuno-histologie du CHUS, où sont effectués les tests de marqueurs du cancer du sein pour la région de l'Estrie, est jugé de «très bonne qualité» par le ministère même.
Un système de contrôle de qualité à la fois interne et externe - par le College of American Pathologists (CAP) - est en place pour toutes les pathologies, y compris le cancer du sein, confirment également Sylvie Vallières et le Dr Robert Pronovost.
En conférence de presse jeudi, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a confirmé que ce n'est pas 2100, mais 2730 tests pathologiques du cancer du sein qui seront repris à l'échelle provinciale. Dans tous les cas, le diagnostic de cancer n'est pas remis en question. C'est plutôt l'analyse visant à préciser le plan de traitement qui sera le plus approprié pour traiter le cancer du sein qui doit être refaite.










