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Le Grand Prix de Valcourt connaissait les antécédents de sa directrice

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Le Grand Prix de Valcourt connaissait les antécédents de sa directrice

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Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau

 

Amélie Boissonneau
La Tribune

(Valcourt) L'ancienne directice administrative du Grand Prix de Valcourt (GPV) soupçonnée de fraude, possédait des antécédents en la matière. En 2004, deux ans après son embauche, l'organisation avait découvert que Brigitte Pelletier avait déjà été condamnée à deux ans moins un jour de prison pour fraude et vol, suivi de trois ans de probation.

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Marc Pelletier

Archives La Tribune, Christian Landry

À l'époque, la dame occupait à Matane un poste lui donnant accès à l'émission et à la conciliation des chèques chez Les Fruits de mer de l'est. D'après les archives du journal Le Soleil, elle aurait fraudé son employeur pour plus de 375 000 $ entre 1986 et 1991.

En faisant cette découverte en 2004, les membres du conseil d'administration du GPV ont convoqué Brigitte Pelletier et ont littéralement exigé de sa part une conduite exemplaire. «Au moment de son embauche, l'organisation n'était pas au fait de son passé. C'est devenu connu de l'administration en 2004», a confirmé Marc Pelletier, le consultant externe dans le dossier de la faillite du Grand Prix de Valcourt.

En fait, l'organisation n'était pas en droit de congédier sa directrice administrative. «On lui a parlé afin de s'assurer qu'il n'y ait pas de récidive, car rien ne laissait présager qu'elle était fautive. On croyait que la consigne avait été bien reçue, mais apparemment non», poursuit-il.

Poste supprimé

C'est le 30 avril dernier que l'organisation a décidé de supprimer son poste. Dès lors, aucune irrégularité n'avait été décelée dans les livres. «Dans les jours qui ont suivi, les choses ont vite commencé à sauter aux yeux de l'administration», déplore M. Pelletier.

À ce jour, l'organisation soupçonne que Brigitte Pelletier a fraudé le GPV de 216  000  $. Une poursuite civile a été intentée contre l'ancienne employée et la Sûreté du Québec a également ouvert une enquête criminelle.

Par ailleurs, Marc Pelletier a affirmé qu'aucun membre de l'organisation n'a vu la présumée fraudeuse depuis l'abolition de son poste. «Je ne sais pas où elle est et personne du CA n'a signifié être entré en contact avec elle», a-t-il indiqué.

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