Quelques heures après sa sortie de prison, La Tribune a sondé l'humeur des gens de Magog.
«Je trouve ça malheureux qu'il n'y ait pas de loi pour les gars et les bandits comme ça, lance le Magogois Robert Moreau. On n'a pas de loi pour les voleurs à cravate. Lacroix n'est pas le seul à ressortir si vite de prison. Il me semble qu'il aurait dû rester à l'ombre pendant 12 à 15 ans.»
M. Moreau se déclare choqué par l'ampleur des dégâts causés par Vincent Lacroix, qui a notamment été propriétaire de l'Auberge l'Étoile-sur-le-lac, situé à l'extrémité nord du lac Memphrémagog.
«Il a détruit bien des vies. Je considère que c'est pire que voler une banque ce qu'il a fait, car il a fraudé certaines personnes qu'il connaissait», déclare-t-il.
«Notre justice n'a pas assez de dents, soutient pour sa part Michel Gagnon, un autre résidant de Magog. Quand on fait purger aux gens seulement le sixième de leur peine, on ne les décourage pas de commettre encore des actes criminels. Il aurait probablement mérité une sentence pour chaque délit envers des personnes.»
«C'est frustrant de constater qu'il sort maintenant. Entre autres, il faut se souvenir que des retraités ont été obligés de retourner au travail après lui avoir fait confiance. Personnellement, je suis déçue du système de justice et j'ai un peu perdu confiance envers les conseillers financiers», reconnaît Lyne Veilleux.











