L'article publié vendredi matin sur les limaces a suscité de vives réactions de la part de plusieurs lecteurs, qui ont téléphoné à La Tribune pour signaler que le problème était étendu aux quatre coins de la région.
À l'extérieur du secteur du mont Bellevue, il ne s'agit toutefois pas de la variété Arion ater, importée accidentellement d'Europe il y a une cinquantaine d'années. Il s'agit plutôt de deux variétés indigènes, communément appelées «limaces brunes» et «limaces communes».
Le pire est à venir
Raymond Pelletier, de Saint-Denis-de-Brompton, compte parmi ceux qui voient leur terrain envahis par ces bestioles rampantes.
«L'année passée, j'ai ramassé 3000 limaces chez moi!» s'exclame-t-il.
Et le pire semble encore à venir cette saison, assurent des spécialistes.
«La saison actuelle se prêtre vraiment très bien à la prolifération des limaces parce qu'elles ont besoin d'humidité, d'eau et de temps gris pour se développer et se déplacer», précise Pierre Cameron, président de Groupe Cameron.
Même si elle est indigène, la limace possède bien peu de prédateurs naturels. Ainsi, pour espérer pouvoir marcher pieds nus autour de sa maison, l'humain n'a pas beaucoup d'autres choix que d'intervenir pour régler le problème... ou du moins, pour l'atténuer.
«La limace se nourrit de matière organique en décomposition, comme des piles de bois, des tas de feuilles, du paillis dans l'aménagement paysager, etc. Il faut donc contrôler notre environnement pour éviter de leur fournir des habitats beaux, bons, pas chers», ajoute l'exterminateur.
Les barrières naturelles de coquilles d'oeuf, de sable ou de cendres sont aussi fort efficaces. Les pièges à base de bière (non alcoolisée de préférence) font aussi du bon boulot.
Du point de vue chimique, un seul produit est homologué au Canada, mais l'exterminateur Pierre Cameron ne le recommande pas. «C'est un produit extrêmement toxique, même pour les animaux domestiques.»
Le meilleur truc demeure celui-ci: s'armer de bons gants et ramasser les limaces tous les jours. Une par une. «Chaque limace exterminée représente de 25 à 50 limaces de moins pour l'année suivante», précise Pierre Cameron.
La présence des limaces n'est pas dangereuse pour les humains, pas plus que pour les animaux domestiques. Sa fonction dans la nature est d'aider à la décomposition des matières organiques, de permettre une fertilisation naturelle dans les forêts.












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