Céline Dion, la mère du garçon de 11 ans assassiné par Lemieux à Windsor en juin 1992, a assisté à l'audience de la Commission nationale des libérations conditionnelles tenues à l'établissement à sécurité minimale où est détenu le criminel.
«Nous avons déposé une lettre dans laquelle nous disions que lorsque Sébastien Lemieux reprendra sa liberté, c'est nous qui allons perdre la nôtre», affirme Mme Dion.
Son mari Richard Dion et elle se consolent à l'idée que pendant son cours de pâtisserie, Lemieux ne pourra se présenter à Windsor comme il était autorisé à le faire quatre fois par année sous escorte.
«Windsor est un petit milieu qui est resté très marqué par cet événement. Pour notre part, nous ne voulons pas le revoir dans notre entourage», explique Mme Dion.
Cette dernière affirme ne pas croire réellement aux remords de Sébastien Lemieux.
«Nous ne sommes pas psychologues, mais on se demande si ces remords sont sincères ou s'il ne fait pas le bon garçon pour simplement obtenir ce qu'il souhaite», mentionne Céline Dion.
La mère de Stéphane Dion se dit dépassée par tout le système correctionnel.
«Lorsque l'on condamne quelqu'un à la prison à vie et qu'il reprend sa liberté après 16 ans, c'est troublant. C'est sans compter la prison à sécurité minimale où il est détenu qui ressemble davantage à un condo de luxe où les prisonniers sont en liberté à l'intérieur des murs», mentionne Céline Dion.
Maintenant âgé de 35 ans, Lemieux a été autorisé à suivre un programme de formation à compter du 31 août prochain. Il sera libéré du pénitencier à sécurité minimale du lundi au vendredi de 11 h à 18 h en plus du temps d'études et de laboratoire. Il se rendra à raison de 24 heures par mois à un Centre de réinsertion communautaire.
Lemieux purge une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 14 ans pour un meurtre au deuxième degré ainsi que deux tentatives de meurtre.
Sébastien Lemieux avait 19 ans lorsqu'il a assassiné Stéphane Dion alors qu'il se promenait à vélo en bordure de la rivière Watopeka à Windsor. Le meurtrier s'était jeté sur sa victime en lui assénant de multiples coups de couteau de type Rambo au corps et au visage sans prononcer une seule parole.
Solitaire, amateur de littérature violente et morbide, Lemieux avait aussi attenté à la vie de la soeur de la victime et à une dame qui tentait de s'interposer.

René-Charles Quirion" title="" />








