Depuis 2008, un total de 15 propriétés de plus d'un million $ a changé de main.
«Ce qu'il y a de particulier, c'est que ces propriétés sont acquises dans environ 80 pour cent des cas comme résidence secondaire», précise le président de la Chambre immobilière de l'Estrie, Alain Laplante.
Le choix dans ce groupe de maisons de prestige est assez intéressant avec une offre de 56 maisons sur le marché des propriétés à plus d'un million $.
Le président de la Chambre immobilière de l'Estrie mentionne que lorsque l'on franchit le cap du 2 millions $, l'offre est réduite à 14 propriétés.
«L'Estrie n'est pas en tête, mais se classe dans les régions où l'offre de maisons de luxe est intéressante. La région des Laurentides avec Tremblant est en plein développement», explique Alain Laplante, directeur adjoint Re/Max en Estrie.
La présence des lacs Memphrémagog et Massawippi demeure un critère de base pour que la propriété fasse osciller la vente dans les sept chiffres. Les maisons à vendre à ce prix sont situées à North Hatley, dans le canton de Magog, à Austin, Ogden ou Potton.
«L'emplacement de la propriété demeure le critère premier. L'orientation de la résidence est aussi un critère. Les acquéreurs de résidences de luxe ne tiennent habituellement pas compte des rénovations à faire. Les nouveaux propriétaires vont souvent investir des montants tout aussi important que celui de leur achat en rénovations pour rafraîchir la propriété», explique Alain Laplante.
Selon les données de la Chambre immobilière de l'Estrie, il faudra payer un minimum de 700 000 $ pour acquérir une propriété bordant les lacs Memphrémagog et même Massawippi.
«Même à 500 000 $ dans ces secteurs, oubliez ça. Le grand lac Brompton peut être une alternative intéressante avec des maisons sur le bord de l'eau autour du demi-million $. Étant donné qu'il est difficile d'obtenir des comparables pour établir un prix, une évaluation agréée de la propriété est habituellement effectuée», mentionne le président de la chambre immobilière de l'Estrie.
Selon Alain Laplante, rien n'arrête les acheteurs potentiels de ces résidences de prestige.
«Même les algues bleues n'ont pas tellement ralenti l'ardeur des acheteurs potentiels. Un an plus tard, cet épisode est déjà oublié», estime M. Laplante.
Cette clientèle qui possède les fonds nécessaires pour payer plus d'un million $ pour une propriété se trouve un peu partout à travers le globe.
«Les acheteurs proviennent des États-Unis ou d'Europe. En plus d'Internet, ces résidences sont affichées dans des publications réservées aux maisons de luxe. Le vendeur de la résidence s'attend à davantage de visibilité», mentionne M. Laplante.











