Classes multiniveaux: la région n'y échappe pas

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Pendant que ses camarades de première apprennent à... (Imacom, Frédéric Côté)

Agrandir

Pendant que ses camarades de première apprennent à faire des lettres, Marie-Ève Chouinard-Paré, une écolière de deuxième année, en est rendue aux lettres cursives. 

Imacom, Frédéric Côté

Isabelle Pion

Isabelle Pion
La Tribune

(Sherbrooke)  

À la Commission scolaire des Bois-Francs (CSBF), cette année, le nombre de classes multiniveaux (où l'enseignant se retrouve devant des élèves de plus d'un niveau) est passé de 67 à 82, soulevant du même coup la désapprobation du syndicat.

Environ 90 % des écoles de la CSBF comptent maintenant ce genre de classes. «On ne se limite pas aux zones rurales», déplore Nancie Lafond, présidente du Syndicat de l'enseignement des Bois-Francs (SEBF-CSQ).

La croissance de ce type d'organisation est plus modeste en Estrie. Ainsi, à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), le nombre de classes du genre est passé de 52 à 54 depuis l'an passé, sur un total de 373 classes. À la Commission scolaire des Sommets, on parle de 64 classes à plus d'un niveau, une de plus qu'en 2008-2009. À la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC), on en dénombre 73, comparativement à 64 pour 2008 et 68 pour 2007.

Dernier recours

À la CSHC, regrouper des enfants de plus d'un niveau s'avère parfois une nécessité, le nombre d'élèves dans un même établissement étant très bas. Cette année, l'école d'Audet et Rose-des-Vents à Stornoway compteront chacune deux classes à trois niveaux. Il s'agit d'un dernier recours, explique le directeur général adjoint et directeur des services de l'enseignement, Jean-Luc Bombardier, qui précise que cette moyenne a pu s'élever à six les années passées sur le territoire.

«Dans de petites écoles, quand on se retrouve avec 25 ou 30 élèves, illustre-t-il, on préfère avoir des classes à triples degrés parce qu'on veut maintenir nos écoles ouvertes.»

Lorsque les élèves sont très peu nombreux, particulièrement dans un territoire très rural, il est difficile de procéder à un processus de sélection pour réunir les élèves, comme mettre ensemble des enfants jugés plus «forts», par exemple. «On ne peut pas faire de sélection en fonction de leur capacité d'apprentissage», note-t-il.

Selon lui, la CSHC alloue une somme supplémentaire de 30 % aux enseignants qui se retrouvent avec des élèves de trois années différentes. Ce montant, représentant environ 40 000 $ pour les quatre classes, s'ajoute aux allocations qui ont été prévues par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) lors des dernières négociations avec les enseignants.

En effet, depuis l'entrée en vigueur de la dernière convention collective, le MELS alloue une allocation aux commissions scolaires comme mesure de soutien pour ces classes.

De plus, une ressource a aussi été dégagée pour soutenir ces groupes, ajoute M. Bombardier.

Objectif ultime

Dans les milieux urbains, ce genre de regroupement permet parfois d'éviter de déplacer des élèves dans une autre école. «On va préférer faire une classe multiniveaux plutôt que de déplacer des élèves... Je pense que les parents préfèrent ça», illustre le directeur général adjoint à l'administration à la CSRS, André Lamarche.

M. Lamarche apporte aussi plusieurs nuances, notamment en ce qui concerne le regroupement d'élèves plus performants. «L'objectif ultime, c'est de mettre l'élève dans le bon environnement. Dépendant des environnements, on va faire certains choix. On va éviter de créer un ghetto d'élèves en difficulté dans la classe», donne-t-il en exemple.

Les administrations scolaires doivent aussi jongler avec le financement du MELS pour pouvoir organiser les groupes.

Et qu'en est-il de la réussite des enfants? «Les élèves qui arrivent au secondaire, provenant d'une classe à multiple degrés ou pas, ça ne fait pas de différence», estime M. Bombardier.

La CSRS n'a pas non plus de données spécifiques. «Si on n'en produit pas, c'est qu'on n'est pas inquiet», note André Lamarche. Selon lui, des «outils de suivi» permettent de jeter un coup d'oeil sur les résultats de l'ensemble des écoles de la CSRS, qui ne décèle aucun problème particulier.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer