Le gouvernement du Québec doit absolument refuser d'entériner les nouvelles dispositions agricoles de l'ACI», a affirmé et répété Noël Landry, président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) de l'Estrie.
En vertu du projet présenté par l'ACI, dès qu'une mesure provinciale ou fédérale entraînera un coût additionnel ou donnera l'impression d'entraver ou de restreindre les occasions de commerce, toute province ou entreprise souhaitant commercialiser un produit dans une autre province pourrait se plaindre à l'ACI. Or, de telles mesures visent prioritairement à protéger les consommateurs et à leur garantir une information juste et complète sur les produits qu'ils consomment.
Au Québec, cela pourrait occasionner un «nivellement par le bas» de la nourriture qui se retrouverait dans l'assiette des consommateurs, affirme François Bourassa, producteur laitier de Valcourt, qui prendra la tête de l'UPA-Estrie d'ici quelques semaines.
Le fromage et le yogourt font partie des nombreux produits menacés d'écoper au niveau de leur qualité.
Ainsi, une entreprise pourrait contester l'interdiction, au Québec, de retirer la protéine de lait avant de l'embouteiller ou l'obligation d'utiliser du lait frais pour fabriquer du yogourt.
«Un industriel d'une autre province, qui ne répond pas à ces normes, pourrait dire que c'est une mesure qui entrave une occasion de commerce», explique François Bourassa.
La classification des fruits et légumes, qui est plus sévère au Québec que dans d'autres provinces, pourrait écoper également. «D'autres provinces pourraient contester et donc, forcer le Québec à niveler par le bas dans la qualité des produits qui se retrouvent sur les tablettes», ajoute le producteur laitier de Valcourt.
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