Joint hier alors qu'il se dirigeait vers Ottawa, Pierre-Hugues Boisvenu n'a pas voulu confirmer l'information selon laquelle le premier ministre souhaitait le nommer sénateur à la fi n de la semaine.
«La seule source à laquelle je vais me fier, c'est la confirmation du premier ministre. Je n'ai pas encore reçu d'appel, alors pour
moi, cette nomination éventuelle demeure encore une rumeur.
Une telle nomination est la prérogative du premier ministre.
Advenant une telle annonce, il se pourrait qu'il me demande la confidentialité, alors je serais tenu par le secret parlementaire «, explique M. Boisvenu.
Pendant la période des Fêtes, une information avait circulé à l'effet que M. Boisvenu se trouvait en tête de liste en compagnie de la juge à la retraite Andrée Ruffo et du fondateur de l'Action démocratique du Québec Jean Allaire pour combler le poste vacant du Québec au sénat canadien.
Si sa réflexion ne faisait que commencer entre Noël et le jour de l'An sur son intérêt vis-à-vis une éventuelle nomination au sénat, elle est maintenant terminée.
Une opportunité à saisir
«J'ai discuté de cette possibilité avec mon épouse. J'en suis venu à la conclusion que si l'occasion se présentait, ce serait une opportunité de servir le pays pour faire progresser les idées que je défends en matière de justice et de sécurité publique au Canada. Ce serait très intéressant pour donner de la visibilité à notre cause», indique Pierre-Hugues Boisvenu.
En voyage en France depuis quelques semaines, Pierre-Hugues Boisvenu est de retour au pays depuis la fin de semaine dernière à la demande des ministres fédéraux de la Justice et de la Sécurité publique. Il doit s'entretenir avec eux cet après-midi à Ottawa lors d'une rencontre de discussion avec d'autres groupes intéressés à ces questions. «J'avais offert ma disponibilité avant mon départ pour travailler aux projets de loi des conservateurs en matière de sécurité publique et de justice qui doivent être étudiés en commission parlementaire et comité sénatorial.
Ce sont des projets de loi qui me tiennent à coeur, alors je voulais être là. Aucune rencontre n'est prévue avec le premier ministre», explique M. Boisvenu, qui a reçu la confi rmation qu'il était dans les candidats potentiels au sénat à la fi n 2009.
Après un court passage à Ottawa, Pierre-Hugues Boisvenu doit être à Québec jeudi avant de remettre le cap vers l'Europe vendredi soir.
«Je n'ai pas prévu retourner à Ottawa. Je dois prendre l'avion à Montréal vendredi soir à 20 h», mentionne M. Boisvenu.
C'est à la suite du décès de sa fille Julie en juin 2002, tuée par un récidiviste au centre-ville de Sherbrooke, que Pierre-Hugues Boisvenu a entrepris sa croisade pour défendre les droits des familles de victimes. En 2005, il fondait l'AFPAD en compagnie de trois autres pères de victimes d'actes criminels.
Au cours des dernières années, Pierre-Hugues Boisvenu a multiplié les pressions politiques tant sur les scènes fédérale que québécoise pour faire évoluer les questions de justice, de sécurité publique et de défense des droits des victimes.
Au bureau du premier ministre canadien, l'attaché de presse Dimitri Soudas mentionne que Stephen Harper a l'intention de combler le poste vacant du Québec au sénat d'ici la reprise des travaux parlementaire le 3 mars prochain à Ottawa. Il ne peut confi rmer aucune annonce politique au sénat d'ici la fin de la semaine.
«Je ne peux dévoiler aucune information concernant un agenda plus précis sur les nominations au sénat, par plus que je ne peux m'avancer sur les candidats potentiels», s'est contenté de dire M. Soudas.











