Valérie Lussier avait l'habitude de remporter des concours avec son frère jumeau Dominic avant de se présenter seule aux Découvertes de la chanson de Magog en octobre dernier.
Tout indique que la jeune artiste a gagné son pari en méritant le premier prix dans la catégorie Interprète 18 ans et plus ainsi que le prix Coup de coeur des médias.
Mais Valérie Lussier doit tout de même une fière chandelle à son frangin. Car c'est un peu grâce à sa composition, nommée L'habitude, qu'elle a pu conquérir le coeur du jury.
«Je viens d'une famille de musiciens. Quand j'étais jeune, durant les fêtes de famille, tout le monde jouait de la musique folklorique et chantait. Je me joignais au groupe avec mon frère et je crois que c'est de là qu'est née ma passion pour le chant. Après les chansons à répondre, je suis entrée dans une chorale et j'ai suivi des cours privés au secondaire», se souvient-elle.
Des études en arts au cégep et en chant jazz à l'université l'attendaient ensuite.
«Je n'ai pas terminé mon baccalauréat et j'ai fondé une famille. Je ne vis pas de la chanson aujourd'hui. J'occupe un poste de commis dans une caisse Desjardins. C'est difficile de percer dans le milieu de nos jours, même si mon frère et moi y croyons beaucoup», souligne Valérie Lussier.
La chanteuse a d'ailleurs toujours tenu à interpréter les pièces de son pareil masculin.
«On a moins de chance dans les concours avec des compositions, mais on est motivés à créer notre petit monde, explique l'artiste. Présentement, notre duo est en pause. On doit se produire nous-mêmes et c'est parfois difficile et démotivant. Mais on compte bien monter un spectacle pour l'été après avoir revisité nos chansons, ce qui nous permettrait d'enregistrer prochainement!»
Alias Noem
Vincent Vachon, alias Noem, n'a ni de formation artistique ni de nombreux prix qui reposent sur ses tablettes. Et il n'a pas encore formé de petite famille. En fait, la sienne, c'est le groupe qu'il a fondé. Noem.
«Je n'ai pas étudié en musique à Mitchell-Montcalm comme bien des musiciens de mon âge, informe-t-il. J'ai fait partie de quelques groupes, dont Banjo Consortium en 2005 et Noem. Sinon, c'est tout! Au fond, la musique, c'était ma porte de sortie d'une période plus sombre que représente l'adolescence.»
En octobre dernier, Vincent Vachon a voulu tenter sa chance en solo aux Découvertes de la chanson et c'est avec le premier prix de la catégorie Auteur-compositeur-interprète et une bourse de 1500 $ que l'artiste a quitté la scène du Vieux Clocher de Magog.
«Je n'avais pas l'habitude des concours, confie-t-il. Mon but, ce n'était que d'occuper ma petite place sur la scène musicale en région ou au Québec. Et j'aime plus être en groupe. Les solos ou l'acoustique, c'est moins ma branche.»
Avec sa bourse, Vincent Vachon tenait à passer au studio d'enregistrement avec son groupe qu'il qualifie de néo-progressif et électro-acoustique.
«On a déjà lancé un album éponyme contenant quatre pièces et on a enregistré deux autres chansons récemment. On se croise les doigts pour pouvoir concevoir un disque complet, encore plus solide et garni. Reste à savoir maintenant si notre groupe pourra compter sur une maison de production ou si ce sera fait maison.»











