Par chance, l'avion a été retardé

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La nuit du tremblement de terre a été... (Photo courtoisie)

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La nuit du tremblement de terre a été longue malgré les bons soins des responsables de l'auberge de jeunesse de Santiago.

Photo courtoisie

 

Sonia Bolduc
La Tribune

Parfois, la nature fait bien les choses. Même lorsque la nature, c'est une tempête de neige qui retarde votre vol vers le sud. C'est le premier apprentissage qu'un groupe d'étudiantes de l'Université de Sherbrooke aura fait en route vers un stage de quelques semaines au Chili. Le second est survenu en pleine nuit, samedi, lorsque la terre s'est mise à trembler...

Les Sherbrookoises Joëlle B. Lemieux, Myriam Fortin, Pascale Paquette, Evelyne Richard, Andréanne Boulanger, Châtelaine Beauregard, Marie-Hélène Froment, Caroline Rosa et Élise Prévost se sont éveillées dans la panique.

 

«Le bruit et le tremblement nous ont réveillées, ç'a duré au moins deux minutes sans qu'on sache vraiment ce qui se passait, racontent Andréanne, Joëlle, Élyse, Myriam et Pascale par le biais de Skype. Sur le coup, on n'a pas vraiment réalisé ce qui se passait. Ça prend un moment avant que tu fasses le lien avec ta course dans les corridors et les bruits, le mouvement et tout.

«On a couru dans la cour arrière de l'auberge de jeunesse, on paniquait toute la gang. Mais le personnel de l'auberge a été génial. Ils ont fait un feu, nous ont donné de l'eau et des couvertures, on a passé la nuit là, sur le qui-vive, à subir les répliques qui n'arrêtaient pas. L'auberge était solide, heureusement, il n'y a rien eu à part une craque. À trois rues d'ici, le mur d'une autre auberge de jeunesse s'est effondré.

«On a été chanceuses, reconnaissent les quatre amies. S'il n'y avait pas eu retard d'avion pour quatre d'entre nous, les cinq autres auraient déjà été rendues à Concepcion, au coeur du tremblement de terre. Là, elles ont décidé de nous attendre, ça les a peut-être sauvées. Ce retard d'avion, c'est un mal pour un bien.

«On a pensé mourir, lancent-elles. On était en larmes le lendemain, surtout lorsqu'on appelait nos familles et nos copains pour les rassurer. C'était rempli d'émotions. Même entre nous, c'est différent. On ne se connaissait pas beaucoup, mais cette expérience nous a rapprochées, on est vraiment liées.»

C'est le 24 février en après-midi que quatre des étudiantes au baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire (BEPP

de l'Université de Sherbrooke devaient prendre leur vol, de Montréal vers Santiago, au Chili, avant de se diriger par autobus vers leurs lieux de stage, à Osorno, à environ 1000 kilomètres au sud de Santiago. Mais en raison de la tempête qui sévissait dans le nord-est des États-Unis, l'avion n'a pu décoller avant le lendemain matin...

«Les cinq autres filles du programme ont décidé de nous attendre à Santiago pour y passer un peu de temps. C'est une vraie chance», se réjouissent les neuf Sherbrookoises maintenant réunies dans la capitale chilienne où elles attendent la suite des choses.

Texte complet dans La Tribune de mercredi.

 

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