Et, s'il n'en tient qu'à son président, Denis Bachand, les superficies protégées pourraient être multipliées au cours des prochaines années.
«Moi, je pense qu'on pourrait aller beaucoup plus loin que ça et signer d'autres ententes pour des centaines d'hectares pour faire de la région un attrait écologique, donc touristique», dit-il.
En conférence de presse, hier à Sherbrooke, le RAPPEL a dévoilé les détails de cette entente en présence de plusieurs des propriétaires participants. La Fondation de la faune du Québec et l'Agence de mise en valeur de la forêt privée de l'Estrie sont partenaires dans ce projet.
Les terres humides visées sont situées dans les municipalités de Cleveland, La Patrie, Ogden et Racine, notamment.
«Les milieux humides sont des endroits saturés d'eau où on retrouve une forte productivité biologique et des habitats pour la faune et la flore. Ils servent de filtre pour les polluants et jouent un rôle de régulateurs, ce qui aide à prévenir les inondations», explique Danièle Normandin, chargée de projet au RAPPEL.
«Ce sont des ententes de conservation volontaires à la suite d'un travail d'information et de sensibilisation du RAPPEL», ajoute-t-elle.
Pour le président de l'organisme, «un engagement moral vaut plus qu'une réglementation».
«Le RAPPEL est fier de participer à ce programme-là et sera avec vous pour vous aider à préserver ces milieux humides et à les améliorer parce qu'ils sont une fonction vitale en environnement», dit Denis Bachand.
«C'est loin d'être banal ce qu'on fait: c'est un signe de temps nouveaux! On ne parle plus de remblaiement ou d'assèchement des milieux humides, mais de préservation», ajoute-t-il.
Plus de détails dans La Tribune du samedi 13 mars.











