Accusé d'avoir menacé... un chien !

Sur le même thème

Stéphane Lussier et le petit Amadeus.... (La Tribune, Jérôme Gaudreau)

Agrandir

Stéphane Lussier et le petit Amadeus.

La Tribune, Jérôme Gaudreau

Jérôme Gaudreau

Jérôme Gaudreau
La Tribune

(EAST ANGUS) Un Angussien a comparu mardi devant la cour municipale d'East Angus pour avoir proféré des menaces à un chien. Stéphane Lussier n'aurait pas apprécié que la fille de Johanne Bisson, la plaignante, laisse grogner son doberman à quelques pouces du visage d'un garçon de deux ans.

Selon Stéphane Lussier, tout aurait débuté durant la nuit du 14 au 15 décembre lorsqu'à 4 h du matin, quatre personnes seraient entrées illégalement dans son logement situé dans la rue Angus Nord, à deux pas du Pub Central.

 

Le fils de Johanne Bisson, Charles St-Hilaire, et ses trois acolytes accusaient en fait Stéphane Lussier d'avoir cassé la vitre de sa voiture garée près du pub.

Une altercation aurait alors eu lieu entre ces visiteurs et la colocataire de l'accusé, Mélissa Lessard. Après un appel au 911 logé par Stéphane Lussier, les policiers de la Sûreté du Québec se sont présentés sur les lieux sans toutefois prendre de dépositions.

Le lendemain, après avoir conduit son fils aîné à l'école, Mélissa Lessard et son garçon Amadeus retournaient à la maison lorsque la fille de la plaignante, Andrée St-Hilaire, une employée du Pub Central, aurait tenté de l'intimider avec son chien.

"Elle semblait être au courant des événements survenus la veille. Elle m'a crié un paquet de bêtises. Elle a alors laissé le doberman s'approcher et japper très près de mon garçon, qui était alors assis dans un traîneau, et l'encourageait à devenir méchant", affirme-t-elle.

Une fois informé de ce qui venait de se produire, l'accusé aurait appelé la propriétaire du doberman.

"J'ai simplement demandé à Johanne Bisson de venir chez moi avec son chien pour rassurer Amadeus et lui montrer que les chiens peuvent ne pas être dangereux. Je n'ai jamais menacé la femme ou son chien", laisse savoir Stéphane Lussier.

"Un enfant semble moins important qu'un animal, ajoute-t-il. C'est ridicule. Des gens défoncent mon appartement, une femme encourage son chien à faire peur à un enfant et c'est moi qui suis accusé d'avoir menacé l'animal!"

D'après la procureure de la Couronne, même si l'accusation est rare, ce cas n'est pas unique en région.

"Il ne faut pas que les gens banalisent les incidents dans lesquels les animaux sont impliqués, dit Anick Viau. Certains aiment leur animal comme si c'était un membre de la famille. Moi aussi, des histoires de chien, je pourrais m'en passer. J'ai d'autres chats à fouetter! Mais les preuves sont réunies et le processus doit suivre son cours."

"Tempête dans un verre d'eau"

Stéphane Lussier n'est pas seul à croire que l'accusation est ridicule. Même la plaignante partage cet avis.

"C'est une vraie tempête dans un verre d'eau, pense Johanne Bisson, avare de commentaires. Je ne veux plus en parler. C'est vrai qu'il m'a crié tous les noms au téléphone avant de dire qu'il allait tuer mon chien. Et ce, malgré tous les mensonges qu'il peut raconter."

L'Angussien retournera en cour le 17 mai prochain. Une autre accusation de méfait pourrait aussi être portée contre lui.

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer