Une quarantaine de personnes se tenaient sur les lieux lors de l'incident. «Un premier groupe d'élèves venait de quitter et les sauveteuses devaient alors, comme les normes le prescrivent, se consulter pour réévaluer les risques et se repositionner autour de la piscine. C'est pendant cet échange que le jeune garçon a disparu sous l'eau», explique-t-il.Jacques Bilodeau précise que les deux surveillantes ont continué de faire leur balayage visuel pendant leur discussion. «Vous savez, dans ces situations-là, la personne a le temps de regarder de droite à gauche et lorsque son regard revient vers la droite, la personne peut déjà être dans le fond.» C'est précisément là que le gamin se trouvait, à peine à deux mètres du bord.
Heureusement, les yeux de la jeune Amélie Lalonde, 11 ans, se trouvaient sous l'eau à ce moment. C'est elle, en compagnie de son amie Shana Fréchette, qui a alerté les surveillantes. «Ça prouve qu'à la piscine, il n'y a pas juste les sauveteurs qui doivent surveiller», a lancé Jacques Bilodeau.
Aussitôt alerté, les deux surveillantes ont réagit dans les règles de l'art, une courant à la trousse de premiers soins, l'autre sautant à l'eau pour sauver le gamin. Après seulement trois insufflations, il était revenu à lui-même. «En tout, il n'est resté dans l'eau que 10 à 15 secondes», a mentionné Jacques Bilodeau.
La Ville de Sherbrooke avait pris soin de faire le point avec les surveillantes et leur superviseur avant d'en informer les médias.
Les parents de la victime n'ont cependant pas pu être contactés. Le service de garde de l'École des Quatre-Vents, d'où provenaient les deux groupes présents à la piscine ce jour-là, a affirmé que le garçon se portait bien et était retourné en classe ce matin.












