Ces individus, qui ne sont pas liés aux motards criminels ni à l'opération «Devils Child» qui s'est tenue au même moment par des policiers de la Mauricie, ont comparu hier après-midi devant la juge Marie-Josée Ménard sous différents chefs d'accusation allant de possession, trafic et complot pour trafic de stupéfiants, principalement de la cocaïne, du crack et des méta-amphétamines.
Dans le cadre de cette opération baptisée «Fécule», les policiers ont aussi saisi du tabac de contrebande, des armes et de l'argent alors qu'une dizaine de lieux ont été perquisitionnés, selon l'agent Louis-Philippe Ruel, de la SQ.
Les personnes arrêtées sont Hélène Giffard, Steeven Desrosiers, Mikael Donais-Labbé, Lisa-Marie Dufort, Dominic Gagné-Gagnon, Jean-François Gouin, Chantal Lamoureux, Frédéric Lemaire, Jean Lemire, Mario Roy, Stéphane Bourque, Sonia Couture, Nicolas Morissette, Samuel Roy-Noel, Claude Corriveau et Suzanne Dumont. Ils sont tous domiciliés dans la région de Drummondville.
Ces individus reviendront devant la cour mardi pour leur enquête sur mise en liberté par voie judiciaire. «Nous allons à nouveau nous objecter à leur libération mais il se pourrait que quelques-uns soient remis en liberté», a indiqué le procureur Jasmin Laperle. «Il faut reconnaître le travail exemplaire des policiers dans cette affaire qui n'est pas ordinaire», a-t-il tenu à ajouter.
L'ampleur de l'opération policière est en effet si peu habituelle que la juge Ménard a demandé à ce que se tienne, lundi matin, une conférence téléphonique avec tous les avocats concernés et les procureurs du ministère de la Justice dans le but de discuter de la gestion administrative. Devant chacun des individus accusés, elle a souligné que chacun sera informé par son avocat des propos qui auront été échangés.
«Ce n'est pas chose courante de tenir une telle conférence téléphonique mais vu le volume des opérations, des accusations et des personnes détenues, on peut ainsi faciliter l'administration de la justice. En d'autres termes, ça évite de perdre du temps», a expliqué Me Yvon Garneau, l'un des avocats concernés.










