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Le ministère public conteste la remise en liberté de six individus liés aux Hells Angels

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Le ministère public conteste la remise en liberté de six individus liés aux Hells Angels

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L'opération SharQc a eu lieu au printemps 2009.

Archives La Tribune, Frédéric Côté

René-Charles Quirion
La Tribune

(SHERBROOKE) Libérés sous conditions la semaine dernière par la Cour supérieure, les membres retraités du chapitre de Sherbrooke des Hells Angels Claude Berger, François Goupil et Bruno Dumas ainsi que de la relation John Coates, tous arrêtés et accusés en marge de l'opération SharQc, sont convoqués devant la Cour d'appel du Québec.

Le ministère public demande que ces quatre individus ainsi que deux autres accusés, Maurice Soucy et Jacques Dumais, retournent derrière les barreaux.

 

La procureure aux poursuites criminelles et pénale Me Madeleine Giauque a déposé devant la Cour d'appel du Québec une requête en autorisation d'appel de l'ordonnance de remise en liberté rendue le 19 août dernier par le juge James Brunton.

Les trois membres retraités font face à des accusations de complot pour meurtre, meurtre, gangstérisme, trafic de stupéfiants et complot pour trafic de stupéfiants. Coates fait face à tous ces chefs d'accusation sauf ceux de meurtre.

Dans sa requête en permission d'en appeler, la poursuite relève onze erreurs que le juge Brunton aurait commis en rendant la décision qui a permis aux six accusés de reprendre leur liberté.

Le juge Brunton n'aurait notamment «pas considéré adéquatement les principes sous-jacents au renversement du fardeau de la preuve» et «pas exercé sa discrétion d'une façon judicieuse et judiciaire en considérant que le retrait de l'organisation criminelle des Hells Angels de façon volontaire ou non constitue le facteur déterminant à considérer».

La poursuite rappelle dans sa requête que 132 des 156 personnes visées par le mandat d'arrestation émis dans le cadre de l'opération SharQc ont été arrêtés. Un total de 24 membres ou relation des Hells Angels sont toujours recherché.

Les six accusés se trouvent en liberté sous conditions après s'être engagés à respecter de sévères conditions garanties par dépôt allant de 15 000 $ à 150 000 $.

En Estrie, 31 des 32 personnes arrêtées dans le cadre de l'Opération SharQc ont été accusées de complot pour trafic de stupéfiants, 31 sur 32 de gangstérisme et 29 de complot pour meurtre et meurtre. Les crimes reprochés se seraient déroulés de 1992 à 2009.

Lors de l'opération SharQc, le repaire des Hells Angels de l'arrondissement de Lennoxville a fait l'objet d'une ordonnance de blocage judiciaire. Un périmètre de sécurité entoure toujours le 1575 rue Wellington Sud.

Ces six accusés devront se présenter devant le plus haut tribunal au Québec le 2 septembre prochain.

 

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