Même si Valérie Lambert n'a pu se tailler une place au sein de l'équipe nationale du Canada envoyée aux Jeux de 2010, la Sherbrookoise sera tout de même présente à Vancouver lors de la première semaine de compétitions.
Son conjoint, Guillaume Bastille, participera en fait aux épreuves de patinage de vitesse et Valérie Lambert compte bien l'appuyer du mieux qu'elle peut.
"J'aurais par contre préféré y être en tant qu'olympienne!" a-t-elle avoué.
On aurait donc facilement pu croire que le fait de porter la flamme samedi puisse avoir comme seul effet de tourner le fer dans la plaie.
"Mais c'est plutôt le contraire qui arrive. Un mois après avoir flanché lors de la sélection olympique, j'ai su que j'allais porter la flamme et c'était un honneur pour moi. C'est énormément inspirant. J'ai vécu de belles émotions. Tout le monde me soutenait et m'encourageait", a affirmé l'athlète.
"Je trouve ça spécial d'arrêter ici avec la flamme, là où j'ai commencé à pratiquer le patinage de vitesse", a enchaîné Valérie Lambert en s'adressant aux centaines de personnes présentes au parc Sylvie Daigle, situé à deux pas de l'aréna Eugène-Lalonde.
Penser à Sotchi 2014 pour oublier Vancouver 2010
Ce bain d'énergie lui servira de motivation ce week-end, lorsqu'elle s'apprêtera à chausser les patins afin de participer à la première sélection de l'équipe nationale.
"Les cinq meilleures patineuses parmi les huit membres de l'équipe nationale participeront aux Jeux olympiques. Mercredi, je quitte pour Calgary et je prendrai part à la sélection dès vendredi. La deuxième sélection aura lieu en mars et je dois obtenir l'un des trois meilleurs résultats au cumulatif pour conserver ma place au sein de la formation."
Le défi est énorme. Car après les Chinoises et les Coréennes, le Canada forme la crème des patineurs de vitesse. La compétition demeure forte, d'année en année.
"Je me console en me disant que les Canadiennes sont extrêmement fortes en patinage de vitesse, a-t-elle souligné. On est parmi les meilleures au monde. J'y vais donc une année à la fois. Car il y a quatre ans, je pensais pouvoir être à Vancouver en 2010. Maintenant, je sais que je suis de calibre, mais que je dois en donner encore plus pour obtenir mon billet pour Sotchi en 2014."
La persévérance est donc de mise. Et Valérie Lambert a profité de sa participation au relais de la flamme samedi pour lancer un message d'espoir aux jeunes athlètes.
"Tout peut arriver dans la vie. Il suffit d'y croire!"
Rappelons que son coéquipier le patineur de vitesse Jean-René Bélanger travaille à reconquérir sa place au sein de l'équipe nationale, lui qui a pour sa part raté de peu sa sélection olympique en 2002 et en 2006. Le Sherbrookois croit toutefois encore en ses chances d'être à Vancouver en février prochain.










