"À 80 pour cent, notre rôle est de prévenir les accidents sur les pistes de ski, explique Steve Renaud, l'assistant-chef à Montjoye. On installe des cordes et des poteaux de sécurité pour empêcher les gens de s'aventurer vers un endroit dangereux. Parfois, on avertit avec gentillesse les personnes qui skient dangereusement. D'autres fois, on doit intervenir en prodiguant les premiers soins. Bref, toutes les journées sont différentes."
En Estrie, 140 membres de la Patrouille canadienne de ski parcourent les pistes de la région. Ils se font toutefois de plus en plus rares et de plus en plus vieux, ces patrouilleurs.
"Environ neuf patrouilleurs sur dix sont des bénévoles, soutient Steve Renaud. Nous étions près de 200 il y a vingt ans lorsque je suis devenu patrouilleur. La moyenne d'âge était même de 25 ans et aujourd'hui, elle est de 45 ans. Les patrouilleurs vieillissent et peu de jeunes se lancent là-dedans."
Pourtant, il y a de nombreux avantages à devenir patrouilleur selon lui.
"On forme une vraie famille ici. On accueille des membres de toutes les classes. Certains sont médecins, d'autres avocats, d'autres journaliers ou policiers. Tout le monde nous parle dans les télésièges ou à la montagne. Il est même possible de skier gratuitement partout au Canada en appelant chez les différentes stations pour les avertir de notre présence", précise-t-il.
La piqûre de l'entraide
Pascal Lamarche en est pour sa part à sa première année en tant que patrouilleur. Et il ne déteste pas ça du tout. "Avant d'être patrouilleur, j'ai eu à intervenir sur les lieux d'un accident de ski. Après, je tenais à savoir où je devais aller pour m'inscrire et devenir membre de la Patrouille canadienne de ski. J'adore ça. Je fais du ski en famille puis j'aide en même temps les autres. Je suis même devenu un skieur plus sage et mature!" assure-t-il.
Une formation est requise avant de devenir l'un de ces anges de la montagne. "Mais ce n'est rien de trop exigeant : une formation sur les premiers soins d'une durée de 70 heures, un examen sur le ski de fond, le ski alpin, le télémark ou la planche à neige et un cours sur les techniques de mani-pulation du traîneau. Une fois que tout ça est fait, on reçoit notre manteau!" informe Steve Renaud.
"Et détrompez-vous, ce n'est pas parce qu'un accident survient que votre journée de ski est gâchée. Bien au contraire, c'est là que les patrouilleurs se sentent utiles et qui sont fiers de leur travail", termine Pascal Lamarche.
Rappelons que la Patrouille canadienne de ski est un organisme à but non lucratif présent partout au pays. Ici, on retrouve la Patrouille plus particulièrement à la station Mont Orford, à Montjoye, au parc national du Mont-Mégantic et au parc Yamaska.
Visitez le site www.csps.ca/ pour en savoir plus.











