D'abord, il y a eu l'amour. Puis les allers et les retours. En fait, c'est lors d'un séjour dans les Antilles que Guylaine Pomerleau a fait la connaissance de celui qui allait devenir son mari et le père de son fils. "Il était chef exécutif de l'hôtel où je restais à Cuba. C'est comme ça que nous nous sommes rencontrés. Pendant quelque temps, il est venu ici et je suis allée le voir là-bas", souligne-t-elle.Allemand d'origine, c'est pour la gastronomie et l'atmosphère des cuisines des grands hôtels que se passionne son conjoint. "Il est resté ici avec moi pendant un certain temps, mais toujours avec l'idée que nous allions repartir pour qu'il puisse s'accomplir professionnellement, explique-t-elle avec fierté. Après Cuba, la République Dominicaine et le Guatemala, il a eu l'opportunité de venir ici, aux îles Caïmans."
Et quelle opportunité! Chaque soir, la famille Pomerleau-Goldner s'endort avec le bruit des vagues. Le jour, le soleil brille à volonté. "On s'adapte facilement et nous sommes conscients de la chance que nous avons", lance-t-elle en mentionnant que le coût de la vie y demeure particulièrement élevé.
Petit paradis insulaire
Colonie britannique située à l'ouest de la mer des Caraïbes, entre Cuba, la Jamaïque et la pointe de l'Amérique centrale où se trouvent le Belize, le Honduras, le Mexique et le Guatemala, les îles Caïmans jouissent non seulement d'un mélange culturel des plus diversifiés, mais également d'une économie forte reliée, entre autres, aux avantages fiscaux offerts aux entreprises.
"Il y a des gens de toutes les nationalités et les offres d'emplois sont nombreuses dans le domaine bancaire. Un des avantages est qu'il n'y a pas de taxes, même sur les salaires", explique celle qui travaille maintenant au Consulat canadien des îles Caïmans, qui a ouvert ses portes il y a cinq ans. "Il y a environ 5000 canadiens qui vivent ici, poursuit-elle. Sur près de 60 000 habitants, on estime que près de la moitié des habitants sont des expats (NDLR: expression anglophone pour dire des expatriés, donc, des étrangers)."
Aussi diversifiée que sa population, la culture de l'île se distingue donc par le multiculturalisme. Quant à la bouffe, nombreuses sont les bonnes tables sur cette île qui fait à peine 35 kilomètres de longueur et 4 kilomètres de largeur. C'est justement la petitesse du lieu qui a d'abord surpris Guylaine Pomerleau à son arrivée. "Disons que c'est surprenant au début et qu'à la longue, tu te sens un peu prise", admet-elle.
De fait, les Caïmanais, qu'importent leurs origines, ressentent souvent le besoin de quitter l'île, ne serait-ce que pour un week-end. "Il y a beaucoup de gens qui vont faire leur shopping à Miami le week-end. Ça fait prétentieux de dire ça, mais c'est seulement à une heure de vol. Ils partent et reviennent le même jour pour aller magasiner, mais aussi pour aller voir des spécialistes. Je le fais, moi aussi!", confie-t-elle.
Quant à un possible retour sur la terre ferme, Guylaine Pomerleau et son conjoint examinent parfois ces possibilités. "Éventuellement, peut-être irons-nous aux États-Unis ou au Canada, mais mon conjoint voudrait rester pour la même compagnie", conclut-elle gardant les yeux ouverts sur les rêves et les ambitions de sa famille.












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