Objectif : sortir les jeunes de leur bulle

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L'initiatrice du concours Sors de la bulle, Lynda... (Imacom René Marquis)

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L'initiatrice du concours Sors de la bulle, Lynda Dion.

Imacom René Marquis

Geneviève Proulx

Geneviève Proulx

(Sherbrooke) Les dictées sont peut-être ardues. L'apprentissage de l'accord des verbes pronominaux n'est sûrement pas leur tasse de thé. L'idée de répondre à une compréhension de texte pourrait les fait frémir d'angoisse. Pourtant, ces jeunes, qui préfèrent l'éducation physique au français, sont nombreux à s'inscrire au concours Sors de ta bulle. Une initiative de Lynda Dion, une enseignante de français de l'école Montcalm.

"J'avais pris une année sabbatique pour compléter une maîtrise en création littéraire. C'est là qu'est née l'idée du concours. On enseigne le français sous plusieurs formes, mais pas sous celle de l'art. Ça permet à des jeunes qui sont moins bons en français d'écrire", croit-elle.C'est en 2004 qu'a eu lieu la première édition de ce concours qui offre l'opportunité au gagnant de voir son oeuvre littéraire pu-bliée de manière professionnelle. "Cette année, ils sont 45 jeunes, seulement à Montcalm, à être inscrits à Sors de ta bulle. En région, ils sont entre 60 et 80 à travailler sur un roman, un recueil de nouvelles ou de poésie dans le cadre de ce concours."

Lynda Dion pourrait s'asseoir sur ses lauriers et péter ses bretelles devant les quatre livres qui prennent place depuis sur les tablettes des librairies, collaboration des Éditions GGC, mais ce serait trop mal la connaître. "Nous n'avons pas fini! Nous avons de grands projets. Nous voulons étendre le concours au niveau régional, au provincial. L'an prochain, je débuterai un doctorat sur l'impact de ce concours sur les jeunes. Nous pensons également à créer une association avec les anciens participants."

Contaminer ses élèves par sa passion, l'écriture, telle est la devise de Lynda Dion.

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