"L'objectif, avec ces élèves, c'est de les motiver à aller chercher leurs préalables pour être capable de rentrer à 24-Juin dans un programme de métier. Alors, ils n'ont que des mathématiques, du français, de l'anglais ainsi qu'un stage de 300 heures à effectuer en lien avec ce qu'ils veulent faire plus tard dans leur horaire", explique l'enseignant de 34 ans.À première vue, on pourrait penser que ces jeunes se la coulent douce. Qu'ils l'ont facile. Mais Martin Couture nuance. "La plupart d'entre eux ont un grand désintérêt pour l'école, mais ils ont des aptitudes manuelles. Ils ont eu un cheminement scolaire houleux avec tout un bagage d'échecs. Il faut donc les valoriser autrement, comme dans leur stage où ils peuvent vivre des succès. C'est valorisant pour eux."
Ainsi, on les prépare au marché du travail, on vérifie et on valide leur choix de diplôme d'études professionnelles et on leur permet de découvrir d'autres métiers. "On adapte le programme de français, par exemple, pour eux. Comme ils ont moins de matières optionnelles, ils peuvent ainsi se concentrer davantage sur les matières de base. Ils ont les mêmes examens du ministère et leur réussite est très bonne", soutient-il.
Parce que le pré-DEP est une excellente alternative au décrochage. "On sélectionne nos élèves et en travaillant sur leur estime d'eux, on réussit à les rendre au DEP. Et quand ils arrivent à 24-Juin, ils savent qu'ils sont capables de se rendre au bout."
Mais ce diplôme que ces jeunes souhaitent décrocher, ils n'iront pas le chercher dans une boîte de Cracker Jack. C'est parce que derrière tous ces apprentissages se trouvait une personne qui a cru en eux. Qui les a poussés à s'accomplir. À persévérer: Martin Couture.
"C'est très stimulant comme tâche, assure celui qui relève le défi depuis sept ans. Chaque jour, je me demande ce que je peux faire pour qu'ils puissent grandir, se découvrir. L'objectif, c'est qu'ils se croient, qu'ils comprennent qu'ils ont de la valeur même sans grand diplôme. Ce n'est jamais difficile de venir travailler le matin parce que les jeunes s'investissent et ils en sont fiers après. Je me sens à ma place comme enseignant dans un tel contexte."












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