Voguent, voguent les projets

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Dans la classe d'emmanuelle Carreau, les projets sont... (Imacom Claude Poulin)

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Dans la classe d'emmanuelle Carreau, les projets sont proposés par les élèves. Et cette photo ne fait pas exception, car les élèves eux-mêmes ont décidé du concept en encerclant leur professeure dans un "câlin collectif"!

Imacom Claude Poulin

Amélie Boissonneau

Amélie Boissonneau

(Sherbrooke) L'engagement et la mobilisation des élèves sont au coeur de l'enseignement d'Emmanuel Careau. Du choix des thématiques abordées en classe jusqu'à l'élaboration d'un voyage de fin d'année pour le moins époustouflant, chaque fois les enfants sont mis à contribution. Un projet éducatif où chaque projet est une aventure en soi.

"Ça prend tout un village pour élever un enfant", dit le proverbe africain. Cette philosophie règne à l'Écollectif, une école primaire alternative dont la gestion permet aux enfants, aux parents, aux éducateurs et au reste de la communauté de s'impliquer. C'est dans ce cadre qu'Emmanuelle Careau fait sa marque auprès des enfants."À l'Écollectif, tous les enseignants se donnent à fond dans les projets collectifs. Ce sont tous ces modèles d'enseignants qui font que je me dépasse et que je me donne à fond. Et dans la mesure où l'enseignement peut être difficile, je lève mon chapeau à tous mes collègues, car c'est l'humain qui fait la différence", dit-elle en décrivant le plus récent projet de sa classe qui jumelle des élèves de 4e et de 5e année, sur la protection des animaux.

"Nous avons fait une grande marche et les idées des enfants ont été mises en action. Certains ont décidé d'écrire des articles qui ont été envoyés aux quotidiens de la région, d'autres ont fait des vidéos que l'on peut voir sur le site de la SPA. Il y en a même qui ont écrit des chansons!" explique celle qui a coordonné le projet.

Pour Emmanuelle Careau, l'enseignement par projets demeure une implication de tous les jours. À preuve, le voyage de fin d'année qu'elle prépare avec ses élèves, soit une croisière d'une semaine sur le fleuve Saint-Laurent près des Îles-de-la-Madeleine, la fait travailler les soirs et les week-ends.

"Je les accompagne dans la recherche de financement. C'est pour cette raison que je me retrouve chez Rona la fin de semaine à vendre des hot-dogs! Ça demande du temps, mais ça me permet de transmettre de belles valeurs et de faire la différence, reconnaît Mme Carreau. Le mieux dans tout ça, c'est que ce sont les élèves qui proposent les projets!"

Et c'est à partir de la passion des enfants, de ce qu'ils ont envie de faire que sera élaboré le séjour des élèves: l'étude des cours d'eau pour la géographie, la flottaison du bateau pour les sciences, l'écriture de poèmes et le dessin de paysages pour la langue et les sciences, etc.

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