Le Vieux Clocher de Sherbrooke. Pour Vincent Vallières et ses musiciens, il s'agit là d'une deuxième maison, d'un lieu qu'ils connaissent par coeur et d'un espace qui leur rappelle de bons souvenirs. Bref, ce samedi 27 février, Vallières revient chez lui, littéralement."On a répété tellement de fois dans cette salle-là. On avait les clés de la place et on allait répéter quand on voulait. C'est une scène qu'on connaît bien et qu'on aime bien, lance le chanteur, visiblement heureux de rentrer chez lui.
"Je dis ''on'' parce que ce n'est pas juste un retour pour moi, mais aussi pour mes musiciens", poursuit-il en rappelant que son bassiste Michel-Olivier Gasse, de même que son batteur, Simon Blouin, sont aussi originaires de Sherbrooke. "C'est inévitablement différent pour nous de jouer ici. Le public nous a vus grandir. On a un autre rapport avec les gens."
Cet instant, Vincent Vallières l'attendait depuis longtemps, depuis le premier jour de septembre, en fait. Déjà, à la sortie de son album Le monde tourne fort, il n'avait qu'une seule envie, celle de jouer et remonter sur scène. Après des mois de répétition, le voilà fin prêt.
"Pour le spectacle, j'ai opté pour une formule sans artifice. On a pris soin de l'éclairage et de quelques détails de mise en scène, mais le plus gros du travail, ça été de choisir les bons morceaux et surtout de trouver l'ordre pour les jouer", admet-il.
Mais il n'y a pas que la musique. Entre Février et En attendant le soleil, le chanteur a décidé de miser sur des histoires et sur des anecdotes qui, soir après soir, prennent bien souvent des couleurs différentes. "Je livre aussi des monologues à partir de l'actualité ambiante. Le spectacle reste en mouvance et je dois souvent l'adapter en fonction de l'expérience interactive avec le public", explique-t-il.
N'empêche, à Sherbrooke comme ailleurs, les fans sont déjà conquis. Les ventes de son plus récent album vont bien et les extraits tournent à la radio comme jamais. "Effectivement, ça roule bien, le public est réceptif et je suis content!"
Festival de la chanson de Granby, volume 42
Et entre la tournée, quelques représentations de Douze hommes rapaillés - un hommage au poète Gaston Miron - et d'autres projets d'écriture, Vincent Vallières a accepté cette année de devenir le visage du 42e Festival international de la chanson de Granby, dont les inscriptions viennent tout juste de débuter.
"Ça fait plusieurs années que je m'implique auprès du festival en tant que jury, mais aussi en tant qu'artiste invité. C'est une équipe que je connais bien et c'est un honneur pour moi d'en être le porte-parole cette année, déclare-t-il. Pour les jeunes artistes, c'est un incontournable. Ça leur permet de trouver une famille, des partenaires et des gens qui partagent la même passion qu'eux et qui viennent de partout dans la francophonie."
Il faut dire que les concours font aussi partie de la démarche du chanteur. "J'en ai faits plusieurs. Mon parcours, je l'ai aimé... Il m'a permis d'apprendre mon métier et de mieux comprendre ce qui se passe autour de moi."











