Dans le coeur de la rivière Magog
Été ou hiver, le jour comme le soir, c'est dans la gorge de la rivière Magog que le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, admire sa ville. «Pour moi, la gorge de la rivière Magog est un site d'une valeur inestimable sur tous les plans, une des grandes richesses de Sherbrooke», admet-il en disant y profiter de la nature en pleine ville, mais aussi de l'histoire qui émane des lieux.
«On ne peut qu'être charmé par la richesse unique de ce site enchanteur et, avec les nouveaux aménagements lumineux, aller y faire une promenade le soir seul ou en bonne compagnie permet d'apprécier la gorge d'une toute nouvelle façon. Il s'agit non seulement d'un site exceptionnel pour les Sherbrookois, mais aussi pour les touristes qui ont la chance, en quelques kilomètres de marche, de profiter de la promenade du lac des Nations et du marché de la Gare pour ensuite emprunter le sentier de la gorge avant d'arriver au centre-ville de Sherbrooke.»
24 gars, 24 trous!
Denis Fortier fait partie de la «Gang du matin». Mais que fait donc cette gang de 24 gars, tous les samedis matin, à partir du début printemps et jusqu'à la fin de l'automne?
C'est simple. Pour trouver la «Gang du matin», il suffit de se rendre sur les verts. Vous les trouverez en train de prendre du soleil et de frapper des balles au Club de golf Longchamp, situé dans l'arrondissement de Brompton.
Ce rendez-vous hebdomadaire, le directeur de la Fondation Rock-Guertin ne le manquerait pour rien au monde! «J'aime tellement le Club de golf Longchamp! C'est un beau terrain, une belle place avec beaucoup d'eau, un terrain plat qui me permet de le marcher au complet. J'aime beaucoup marcher. En plus, les employés sont vraiment gentils, les propriétaires sont de bonnes personnes... Vraiment, j'aime ce terrain qui n'est situé qu'à quelques minutes du centre-ville de Sherbrooke!»
Il n'est pas exagéré d'affirmer que Denis Fortier a de l'expérience en golf et qu'il sait comparer les terrains, lui qui a frappé ses premières balles à l'âge de dix ans, sur un terrain de son Lac-Mégantic natal.
«Ça va faire bientôt 40 ans que je joue. Et quand je suis arrivé à Sherbrooke, j'ai trouvé mon terrain tout de suite», assure-t-il.
Se dévouer pour son hôpital
Jacques Fortier aime ce qu'il fait dans la vie. Le président du conseil d'administration du CHUS, qui est aussi propriétaire d'une entreprise, est animé par ses deux postes. Tellement passionné, en fait, qu'il n'a pas vraiment le temps de profiter des attraits naturels de Sherbrooke ou de faire du sport. «L'endroit où je préfère être et où je passe le plus de temps après mon travail, c'est au CHUS!» assure-t-il.
Par chance, c'est dans un bureau, et non pas dans une chambre, qu'il bosse la plupart du temps. Quoique parfois, il va faire un tour sur les étages...
«C'est vraiment incroyable de voir le dévouement de tous ces collaborateurs qui travaillent au chevet des patients pour trouver des façons de les soulager, de les guérir... Mais pour ça, il leur faut des infrastructures, de bonnes installations, des équipements...»
Et c'est là qu'intervient Jacques Fortier qui, membre du c.a. depuis 1996 et à sa tête depuis trois ans, consacre jusqu'à 600 heures par année à cette énorme institution de santé.
«Le CHUS a un budget de 350 M $ par année et quelque 6000 employés. C'est énorme! Le travail des 21 membres du c.a. et de la Fondation du CHUS est primordial pour mener tous nos projets à bien», déclare-t-il.
Et quand de gros projets de concrétisent, comme la nouvelle aile de l'Hôtel-Dieu qui a finalement été inaugurée en septembre 2008, Jacques Fortier est un homme heureux. Comblé. Ravi. Et encore plus motivé à faire avancer d'autres projets de la sorte!
«Après l'inauguration de la nouvelle aile, dans le cadre des journées portes ouvertes, environ 3000 personnes étaient venues. Nous sommes chanceux que les Sherbrookois s'approprient leur hôpital de cette façon», souligne-t-il.
Un Sherbrooke en bleu et en vert
Le directeur général de CHARMES, Paul Beaudoin ne voit pas la ville en rose. Non, il la voit plutôt en... en bleu et en vert! «Pour faire visiter Sherbrooke régulièrement à des étrangers, je suis toujours autant émerveillé par la quantité de vert qu'on y retrouve. Quand on se retrouve au sommet du mont Bellevue et qu'on regarde la ville, c'est vert, vert, vert!» s'exclame-t-il.
Et puis, il y a le bleu de la ville qui l'anime grandement. «À cause de ses cours d'eau évidement. Mais il n'y a pas un lieu que je sollicite plus qu'un autre. Je les utilise tous. J'use mes bottes, mes espadrilles partout! Que ce soit au bois Beckett, dans les sentiers longeant la rivière Magog ou au Marais Réal-D. Carbonneau (notre photo), ce sont tous de beaux endroits», dit-il incapable d'en choisir qu'un seul.
Le parc Victoria plein de souvenirs
Petit, Serge Cardin, député de Sherbrooke à la Chambre des communes, a grandi dans l'est de la ville, sur la rue Saint-Michel, à deux pas du parc Victoria. Et nombreux sont ses souvenirs reliés à cet espace vert vieux de 115 ans.
«Ça fait partie de ma vie. J'ai tellement de beaux souvenirs d'enfance relié à cet endroit, lance-t-il. À l'époque, on y allait pour la barbotteuse pour enfants et pour l'amphithéâtre de bois où il y avait des concerts. Il y a aussi eu le zoo où des loups ont même réussi à se sauver. Plus tard, j'ai même été gardien de piscine à la piscine Clairefontaine.»
Au fil des ans, c'est en compagnie de ses filles et plus récemment de son filleul qu'il a visité le parc Victoria. «C'est un endroit très paisible en plein centre-ville. On y entend bien le chant des oiseaux. C'est très calme. J'allais souvent m'y balader, le jour comme la nuit, avec mon berger allemand», poursuit celui qui était conseiller municipal lors des célébrations entourant le centième anniversaire du parc.
L'infidélité d'un chef
Bien qu'il puisse passer de nombreuses heures dans sa cuisine du restaurant Auguste, le chef Danny St-Pierre est infidèle de temps à autres. En effet, il n'est pas rare que celui qui passe ses soirées la tête dans les chaudrons reluque ailleurs. Aille voir chez le voisin si l'herbe est plus verte. Et le plus souvent, c'est au Café Pierre-Jean-Jase que le chef St-Pierre trompe sa propre cuisine!
«J'adore aller déjeuner chez Pierre-Jean-Jase avec ma famille. C'est un endroit des plus accueillant et agréable. C'est comme un club social de restauration, mais où les enfants sont les bienvenus. Et puis, Caroline, la patronne est d'une patience exemplaire. Elle nous accueille, connait tous ses clients et ça l'intéresse pour vrai!», explique-t-il emballé.
Bien que Danny St-Pierre craque littéralement pour le végépâté de l'endroit, c'est surtout l'atmosphère qui s'y dégage qui l'attire dans ce resto de la rue Montréal. «On y croise différents acteurs des bars et restaurants, des amis du monde culturel de Sherbrooke. On aime ce café, car il y règne une ambiance joyeuse et les enfants y sont bienvenus, Il y toujours une tablée de gens du monde des restaurants avec leurs petits et nous nous amusons à regarder nos flots dans ce beau zoo.»
La messe du dimanche aux abords de la rivière Mago
Le directeur général d'Excellence sportive Sherbrooke, Jacques Petit, ne peut se passer de ce petit rituel hebdomadaire. Ce croisement avec la beauté de la nature et avec les bienfaits de l'exercice physique, il le retrouve le long de la rivière Magog, endroit où il va courir tous les dimanches matins.
«Beau temps, mauvais temps, avec ma conjointe, nous allons jogger dans les sentiers qui longent la rivière Magog, près de l'autoroute 410. Parfois nous y allons une heure, d'autres fois, 45 minutes. Il y a tellement de points de vue magnifiques. On ne s'en lasse pas. C'est ma messe du dimanche matin!» raconte en riant celui qui emprunte les sentiers de CHARMES avec ses espadrilles depuis 1989.
Flâner au centre-ville...
Les mots, la musique, les livres et... flâner, tout simplement. Pour Vincent Vallières, il n'existe pas meilleur endroit que le Tourne-livre, sur la rue Wellington, pour se recueillir.
«C'est une boutique que j'affectionne particulièrement parce qu'il y a de l'âme, mais surtout parce qu'on y trouve encore des disques vinyles.» Bien souvent, sa virée dans le centre-ville se termine au restaurant Auguste. «C'est un privilège pour Sherbrooke d'avoir une table comme celle-là et un chef comme Danny St-Pierre. C'est un des meilleurs restaurants au Québec et chaque fois que j'y vais, je me dis qu'il faudrait que je vienne plus souvent!»
Couleur café
Il y a de ces lieux à Sherbrooke qui inspirent littéralement. Enivrée par l'odeur du café, l'artiste en arts visuels Deborah Davis savoure chacun de ses moments passés à la Brûlerie de café de Sherbrooke.
«J'adore y aller entre amis, mais aussi avec ma fille Juliette. On fait ses devoirs ensemble et on profite du moment. Ça bouge, il y a du monde, on peut flâner. J'aime aussi y aller seule, m'asseoir tranquille, lire le journal et siroter un bon café, dans ma bulle. C'est lieu inspirant», poursuit celle qui fait aussi un détour par la Brûlerie lorsque le pot de café est vide à la maison.
Et puis, l'artiste ne se sent pas trop loin de ses pinceaux, car l'une de ses oeuvres trône à l'entrée de ce café situé rue Wellington Sud.











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