Les lundis de gars des frères Quirion

Les frères Charles et Dany Quirion s'amusent avec... (Imacom Jocelyn Riendeau)

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Les frères Charles et Dany Quirion s'amusent avec leurs coéquipiers à chaque lundi au Palais des sports Léopold-Drolet et ce, depuis plus de 25 ans!

Imacom Jocelyn Riendeau

Jérôme Gaudreau

Jérôme Gaudreau

(Sherbrooke) Depuis plus de 25 ans, les membres de la Ligue de garage des frères Quirion se rencontrent chaque semaine, même heure, même poste. Tous les lundis à 19 h, ils envahissent le Palais des sports et le font résonner à leur façon. Et pas question de rater l'un de ces rendez-vous hebdomadaires, devenus une tradition au fil du temps.

Les arénas représentent encore aujourd'hui un endroit de détente pour la gente masculine.Car après avoir joué au hockey mineur ou dans les rangs supérieurs pendant de longues années, difficile d'abandonner sa passion du jour au lendemain.

Alors plus vieux, ils rejoignent une ligue de garage. Pas pour prouver qu'ils auraient pu devenir le centre d'Alexander Ovechkin, ou de Maurice Richard pour certains, s'ils avaient été repérés par un dépisteur de la LNH. Mais bien pour s'amuser et retrouver leurs coéquipiers.

"La Ligue des Quirion et compagnons existe depuis 1984, indique Charles Quirion, qui a été le responsable durant plus de 20 ans. On a pris la relève de la Ligue FIPO, alors composée d'électriciens. On est une vingtaine de gars et tout le monde est heureux de se retrouver ici chaque lundi soir! Ça demande une bonne organisation, mais on sent la gra-titude des autres."

Rien à prouver

"Puis nous ne sommes pas là pour prouver quoi que ce soit, ajoute Rémy Meunier, qui a pris la relève de Charles Quirion il y a quatre ans. Il peut y avoir une collision sur la glace de temps à autre, mais c'est toujours des accidents. S'il y a réplique par exemple, nous ne tolérons pas le geste. Tout le monde est ici pour s'amuser. C'est ça, une ligue de garage!"

Et comme dans toute bonne ligue de garage, il y a les jeunes et les vétérans.

"Mais on a l'intention de lais-ser vieillir notre ligue tranquillement pas vite, sinon, certains ne suivront plus dans quelques années! On veut que le noyau demeure. Il y a des jeunes de 24 ans avec nous, mais d'autres approchent la soixantaine. Chacun y trouve son compte toutefois", précise Rémy Meunier.

Pour sortir du bureau et de la maison

Se retrouver assis dans une chambre de hockey autour d'une petite froide, tout en sueur après un long duel épique, voilà la meilleure façon de décompresser selon plusieurs.

"On est là pour garder la forme, mais aussi pour sortir de la maison ou du bureau. On s'amuse, on se change les idées puis on relaxe après la partie. Il y a toujours des chips et une caisse de 24 dans la chambre. C'est une tradition. Mais il n'y a jamais d'abus", assure Charles Quirion.

Comme son frère, Dany Quirion souhaite évidemment demeurer au sein de cette ligue pendant de longues années encore.

"Ce sera la santé de mes jambes qui déterminera le jour de ma retraite! Mais je ne compte pas accrocher les patins de sitôt. Ça va faire bizarre de ne pas jouer au hockey les lundis et de ne plus voir les chums!" lance-t-il avant de sauter sur la glace, une fois de plus.

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