Le président Barack Obama s'est attaqué au fond du problème en déclarant que «les défauts de l'ALÉNA étaient évidents au moment de sa signature...», que «nous devons maintenant amender l'accord» car «alors que l'ALÉNA a accordé des droits élargis aux investisseurs, il n'a renforcé qu'en paroles les droits des travailleurs et l'importance de la protection de l'environnement».
Le premier ministre Harper doit accepter d'ouvrir les discussions sur l'ALÉNA que lui présente son homologue.
L'enjeu d'une révision du modèle ALÉNA ne se veut pas un retour au protectionnisme, mais plutôt un appel à bâtir un modèle d'échanges commerciaux équitable, transparent, qui bénéficie à l'ensemble des populations et qui respecte les choix de société de chacun des pays.
Nous ne pouvons plus tolérer que l'ALÉNA permette aux investisseurs de poursuivre nos gouvernements lorsqu'ils adoptent des politiques publiques que ceux-ci jugent nuisibles à leurs profits, comme le permet le chapitre 11 de l'ALÉNA.
Nos gouvernements doivent pouvoir intervenir sans entrave pour le bien public.
Le premier ministre Stephen Harper doit aussi accepter que les discussions et les négociations en vue d'amender les accords existants ou d'en signer de nouveaux se déroulent désormais autrement.
e président Obama montre d'ailleurs la voie que nous souhaitons voir notre gouvernement emprunter depuis de nombreuses années : «Dès la première année de mon mandat, a-t-il déclaré, je vais convier M. Felipe Calderon [président du Mexique] et le premier ministre du Canada à des rencontres annuelles. À la différence des sommets tenus sous le président Bush, ces rencontres seront tenues dans la transparence, reflétant ainsi les liens étroits qui existent entre nos trois pays. Nous allons demander la participation ouverte et active des citoyens, des organisations syndicales, du secteur privé et des organisations non gouvernementales dans l'établissement de l'ordre du jour et dans les discussions».
Nous, organisations membres du Réseau québécois sur l'intégration continentale (RQIC), voulons envoyer un signal clair à l'effet que l'avenir du développement de nos sociétés ne peut pas être confié au seul libre jeu des forces du marché.
Pierre-Yves Serinet,
coordonnateur du RQIC
Luc Phaneuf,
président d'Alternatives
Dominique Verreault,
présidente de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
Gaétan Châteauneuf,
président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN)
François Vaudreuil,
président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
Claudette Carbonneau,
présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Réjean Parent,
président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
Michèle Boisclair,
vice-présidente de la Fédération interprofessionnelles de la santé du Québec (FIQ-santé)
Gilles Dussault,
président du Syndicat des professionnelles et des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)










