En 1985-1987, l'accès à la rue Bouchette depuis Prospect fut interdit temporairement, obligeant les automobilistes au nord de Bouchette à emprunter Jacques-Cartier ou Lionel-Groulx pour se rendre aux Promenades King et dans les commerces avoisinants qui, pour nous, sont nos commerces de proximité. Ceux-ci écopent forcément au bénéfice de ceux plus près de Jacques-Cartier et de Lionel-Groulx dont, bien sûr, le Carrefour de l'Estrie.
Depuis 1985-1987, le nombre d'habitations au nord de Bouchette a considérablement augmenté. [...]
Advenant la réouverture de la rue Bouchette dans les deux sens, un décompte complet révélerait sans doute des économies considérables de temps, de distances à parcourir, et évidemment de gaz à effet de serre pour tous les automobilistes au nord de Bouchette. La Ville se dit verte mais n'en tient aucunement compte.
De plus, l'intersection actuelle Bouchette-Prospect est dangereuse pour les automobilistes, mais aussi pour les piétons et les cyclistes. Sa normalisation, avec feux d'intersection, devrait coïncider avec les aménagements de Prospect prévus par la Ville à hauteur de 1,3 million $.
À toutes ces raisons pour rendre à la rue Bouchette sa vocation initiale de rue collectrice à deux voies, les autorités opposent le désir de maintenir la quiétude des quelques 50 habitations de la rue. Mais ce faisant, elles ignorent les besoins de centaines de résidants au nord de Bouchette. Elles ignorent les économies à réaliser, notamment en gaz à effet de serre, et elles ignorent le tort continu fait à nos commerces de proximité. Elles le font en minimisant le plus possible le dialogue citoyen.
Heureusement, Jacques Testulat, notre conseiller municipal, est ouvert au dialogue, mais que peut-il seul contre la «machine»?
Tom Cameron
Porte-parole des 300 signataires de la pétition de 2008










