Quand le gouvernement conservateur de Stephen Harper s'attaque à Radio-Canada en l'étranglant financièrement, il s'attaque au droit à une information de qualité dans toutes les régions du Québec et du Canada. Il s'attaque aussi à notre épanouissement culturel.
Tous les artistes de toutes les disciplines élèvent leur voix pour dire non à M. Harper et réitèrent l'urgence d'arrêter l'asphyxie. À notre tour, nous disons Non au premier ministre et à son gouvernement.
Un point de départ et non pas un point d'arrivée...
Acadiens, membres de minorités francophones, Amérindiens ou Québécois francophones, nous avons la force de notre langue et de notre culture mais nous n'avons pas la force du nombre. Pour survivre et pour nous épanouir dans le continent nord-américain anglophone, nous devons compter sur des outils culturels comme la Société Radio-Canada. Loin de nous l'idée de dire que tout est parfait à la maison de Radio-Canada.
Sur plusieurs aspects, le débat reste à faire et nous souhaitons qu'il se fasse maintenant, notamment quant à la place de la Culture avec un grand C, celle de l'information environnementale et de l'information internationale. Mais bon, il faut faire avec ce que nous avons et ce que nous pouvons entendre et voir à la Société de Radio-Canada nous apparaît comme un bon point de départ même si nous réaffirmons haut et fort que ce n'est pas nécessairement le point d'arrivée.
Que serait notre vie sans Radio-Canada?
Si nous y pensons bien, que serait notre vie sans Radio-Canada? Aurions-nous une meilleure couverture de la scène internationale? Quel réseau privé serait intéressé à investir les sommes nécessaires pour nous dire ce qui se passe à l'échelle de la planète avec un réseau de correspondants de chez nous? Qui prendrait le temps de former les jeunes journalistes au sein d'un vaste réseau professionnel, indépendant, respectueux de la langue et des gens, doté d'un solide sens de l'éthique et d'une politique journalistique rigoureuse? Quel réseau de nouvelles réserverait l'espace nécessaire à une réflexion articulée, souvent coûteuse à offrir, mais combien essentielle à une information qui se veut une véritable alternative au spectaculaire, à la «peopolisation» de l'actualité, au tape-à-l'oeil et au sensationnalisme?
Quel mécène voudra payer pour mettre en ondes des émissions d'affaires publiques comme Découverte, Enquête, 24 heures sur Terre, Second Regard, La Semaine verte, ou de radios, telles, 275-Allo, Ados-radio, la Librairie francophone, Vous m'en lirez tant, L'Heure des comptes, Les années-lumières et Macadam Tribu?
Cette dernière émission, l'une des meilleures qui fut produite dans l'histoire de la radio, sera d'ailleurs retirée de la grille-horaire, à la suite de compressions budgétaires.
Les coupures annoncées à la SRC/CBC signifient un manque à gagner de 171 millions $ au budget 2009-2010, un emploi sur dix disparaîtra d'ici la fin de l'été dans l'ensemble des réseaux français et anglais, Radio-Canada nous coûte actuellement 9 cents par jour soit 34 $ par année comparativement à 124 $ par année pour BBC en Grande-Bretagne ou 77 $ par année pour la télé publique en France. Le gouvernement du Canada doit faire plus et mieux pour la Société Radio-Canada.
Prendre la parole et dire haut et fort ce que nous voulons...
Nous pensons qu'il est temps que la population prenne la parole et qu'elle se lève pour dire haut et fort à ce gouvernement et à ceux qui le suivront que nous souhaitons pour le Québec et le Canada, pour l'Acadie, pour les minorités francophones de partout au pays, une société de radiodiffusion et de télédiffusion publique et renforcée dans toutes les régions.
Une Société Radio-Canada qui est à la fois un réseau d'information et un incubateur culturel. Un lieu de connaissance et de reconnaissance. Un lieu pour les livres, l'économie, la philosophie, l'histoire, la musique, le théâtre, l'opéra, les grands concerts de musique classique, les sports et les informations locales, nationales et internationales.
Combattre les incultes...
Innovation, création, ingéniosité, dialogue, partage, connaissance et reconnaissance. Autant de mots-clés de notre vie culturelle et sociale qui doivent se conjuguer avec Radio-Canada. Nous sommes un groupe de gens rassemblés autour d'une idée: sauver Radio-Canada des affres des coupures budgétaires et susciter un débat sur sa mission.
Nous lançons un appel à toute la population de l'Estrie pour qu'elle signe la pétition que nous ferons circuler et qu'elle participe massivement aux diverses activités que nous mettrons en place dans les prochaines semaines et les prochains mois. Nous sommes les amis de la Société Radio-Canada. Membres à part entière de la coalition nationale «jesuisnoussommes.com». Nous entendons bien la défendre contre les assauts répétés dont elle est victime depuis plusieurs années.
Il est temps de dire un Non retentissant à ces incultes qui veulent étouffer Radio-Canada et qui cherchent par tous les moyens à priver la population d'un outil essentiel au développement de notre société.
Réinvestir massivement dans Radio-Canada et débattre largement de son avenir...
Nous devons convaincre les pouvoirs publics que la SRC/CBC mérite un réinvestissement massif, un financement stable et garanti. Nous devons aussi débattre largement de la mission et du rôle de celle-ci dans notre vie collective. Radio-Canada c'est nous, c'est vous, c'est le Québec et c'est le Canada! Décidément, Radio-Canada mérite mieux.
Les Amis de la Société Radio-Canada en Estrie
Daniel Nadeau vice-président directeur général cabinet de relations publiques et de communication, Nadeau Bellavance Pour
André J. Hamel porte-parole des Amis de Radio-Canada en Estrie, retraité et député de Sherbrooke à l'Assemblée nationale de 1985 à 1994
Bruno-Marie Béchard ingénieur et professeur, recteur honoraire Université de Sherbrooke et recteur de l'Université de Sherbrooke 2001- 1 juin 2009
Sylvie L. Bergeron professeure Collège de Sherbrooke, auteure et présidente du Conseil de la culture de l'Estrie
Yves Bellavance président, Nadeau Bellavance cabinet de relations publiques et de communication Charles Custeau homme d'affaires, créateur de milieu de vie et restaurateur
Nicole Dufresne professeure Faculté d'éducation physique et sportive, Université de Sherbrooke
Micheline Dumont professeure retraitée et émérite, département histoire, Université de Sherbrooke. Spécialiste de l'histoire des femmes. Prix société Royale du Canada
Lise Drouin-Paquette retraitée et conseillère municipale de la ville de Sherbrooke 1990-2003
Jacques Foisy propriétaire de la Maison du cinéma à Sherbrooke
Marie France Jarry présidente du Centre de femmes La Parolière
Jean Pierre Kesteman historien, professeur retraité et émérite Université de Sherbrooke
Jean Lacharité président de la CSN-Estrie
Josée Leclair directrice générale de la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke
Gaston Leroux directeur général Association des gestionnaires privés et communautaires des bingos du Québec. Député au Parlement du Canada, comté de Richmond-Arthabaska, 1993-1997
Gilles Marcoux directeur général, Corporation de développement du centre-ville de Sherbrooke.
Guy Ouellet rédacteur-concepteur publicitaire
Robert Poupart citoyen. Principal de Bishop's University, 2004-2008
Andrée Robert citoyenne
Armande Saint-Jean professeure, directrice département lettres et communication UdeS
Angèle Séguin auteure, metteure en scène, animatrice de théâtre, membre fondatrice et directrice générale du Théâtre des petites lanternes
Jocelyn Vallée professeur retraité de philosophie du Collège de Sherbrooke et directeur général du Collège de Sherbrooke, 1991-2000










