Mme Dany Lachance,
À la suite de l'article de La Tribune intitulé «Vers une hausse de tarifs? Les usagers ne paient que 32 % du coût de leur transport «, publié le 11 août, permettez-nous de réagir publiquement.
Il ne serait donc pas question de baisser les tarifs et une augmentation semblerait plus acceptable! La priorité de la STS comme solution budgétaire serait de multiplier les ententes avec des employeurs, avec des réductions de 10 %, ne faut-il pas oublier de rajouter.
En effet, la STS reconnaît que dans le 32 % des revenus générés par les tarifs aux usagers, «92 % des déplacements sont effectués moyennant le paiement d'un tarif réduit». N'y a-t-il pas, entre autres, une entente STS/UdeS pour des tarifs étudiants réduits et des réductions de 10 % pour des programmes employeurs! Il est là le manque à gagner. Ce sont là les choix de la STS, en accord avec la Ville.
Que les étudiants de l'UdeS et du CEGEP profitent de réductions et de gratuité, cela peut être acceptable; ce sont pour la grande majorité des gens à faibles revenus. Par contre, le 10 % accordé à des salariés, c'est un manque à gagner plus difficile à comprendre. Pour qu'il y ait moins d'autos, dit-on, sur les routes? Nous ne sommes pas à Montréal!
Quand il s'agit de penser aux plus démunis, à des gens qui n'ont pas d'employeurs et qui ne vont pas dans les lieux du savoir, on parle de «manque à gagner» et on dit qu'une baisse des tarifs est «financièrement inacceptable»!
De plus, le RUTASM intervient à nouveau concernant la tarification parce que la STS en est rendue à considérer que des réductions de tarifs auraient «un impact financier encore plus important» pour le secteur du transport adapté.
Elle souligne dans sa Politique sociale: «Le coût du transport adapté par déplacement étant quatre fois supérieur au coût du transport urbain régulier, il a un impact financier très important sur l'organisation et sur la communauté». Combien de gens savent que deux des trois millions $ du budget du transport adapté, sur le 26 millions $ du budget total de la STS, sont subventionnés par le ministère des Transports, pour justement aider les communautés locales à mieux intégrer les personnes handicapées? Combien savent que le MTQ vient de renouveler son Programme d'aide «bonifié» au transport adapté, pour quatre ans, avec toujours des rajustements possibles de budget pour les hausses de clientèles voyagées et admises.
Il n'y a pas de contingentement au transport adapté grâce au MTQ. Il y a d'ailleurs des lois. Les personnes âgées avec marchette (prescrite par un médecin) peuvent en toute confiance et pour leur sécurité faire une demande d'admission au transport adapté, pour ne pas être obligées de prendre avec difficultés les deux circuits de Communau-Bus dont tous les minibus sont munis de marches.
Que la STS se réjouisse d'être aussi performante en transport adapté.
Raymond Duquette
France Croteau
RUTASM










