Notre gouvernement examinera toutes les options dont il dispose pour lutter contre la criminalité financière, y compris celle de légiférer en ce domaine en vue d'infliger des peines d'emprisonnement obligatoires aux auteurs de crimes financiers.
Au cours des dernières semaines, les partis de l'opposition semblent s'être soudainement rendu compte de l'importance de s'attaquer à la criminalité. Leur intérêt soudain semble plutôt dû à la vague d'indignation du public et à la demande de mesures concrètes contre la criminalité financière qui se trouve sous les feux de la rampe. Mais soyons clairs : lorsque l'attention médiatique cesse, tant les libéraux que les bloquistes font tout pour faire dérailler, retarder ou contrer nos projets de lois en matière de justice.
Par exemple, ils ont voté contre nos propositions visant à mettre fin à l'assignation à résidence pour fraude et vol de plus de 5000 $ - y compris les criminels financiers qui ont volé les économies des gens. À cause de leurs actes, ceux qui sont reconnus coupables de tels crimes pourraient purger leur peine dans le confort de leur propre domicile. Les Québécois devraient se méfier du nouvel intérêt que montre l'opposition parce que la réalité n'a pas changé: les libéraux et les bloquistes parlent en faveur du droit des victimes, mais agissent contre.
Le Bloc est apparemment prêt à appuyer des peines plus sévères pour les fraudeurs. Et pourtant, les bloquistes continuent de s'opposer aux peines obligatoires pour ceux qui font le commerce d'enfants ou qui commettent des crimes à l'aide d'une arme à feu, et pour les narcotrafiquants qui ciblent délibérément les jeunes et mettent en danger les quartiers résidentiels à cause de leurs activités. Le Bloc clame haut et fort devant les caméras qu'ils défendent les intérêts des Québécois mais quand vient le temps de prendre des actions concrètes, ils se défilent sous prétexte de partisanerie.
Les Canadiens et les Québécois ne font plus confiance au système de justice criminelle lorsqu'ils estiment que le châtiment ne correspond pas à la gravité de l'acte criminel et lorsque les droits des victimes et la protection de la société dans son ensemble sont laissés de côté.
Notre gouvernement continuera de lutter pour mettre les criminels, y compris les criminels financiers, derrière les barreaux. Nous continuerons de demander des peines plus sévères de manière à envoyer le message selon lequel la perpétration d'un acte criminel a des conséquences.
L'Hon. Rob Nicholson
Ministre de la Justice et
procureur général du Canada
Daniel Petit
Député de Charlesbourg-Haute Saint-Charles et
Secrétaire parlementaire du ministre de la Justice









