Une journée pour affirmer le droit au logement

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Aujourd'hui, 5 octobre, la Journée mondiale de l'Habitat est soulignée à... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau

La Tribune

Aujourd'hui, 5 octobre, la Journée mondiale de l'Habitat est soulignée à travers la planète. Il s'agit d'un moment important pour affirmer un droit essentiel, celui au logement.

Plus d'un milliard de personnes, sur tous les continents, vivent dans des bidonvilles. Les violations des droits humains y sont généralisées et systématiques. Les personnes qui y vivent sont privées de leurs droits à un logement convenable, à l'eau et à des installations sanitaires, à l'éducation et à la santé.

 

La situation est évidemment différente ici. Le droit au logement y est-il pour autant respecté, comme le Canada et le Québec se sont engagés à le faire en adhérant en 1976 au Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels? L'article 11 de ce Pacte reconnaît «le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, un vêtement et un logement suffisants, ainsi qu'à une amélioration constante de ses conditions d'existence».

Or, en 1998 et 2006, le Canada et les provinces, dont le Québec, ont été l'objet de critiques sévères et de recommandations serrées à ce sujet de la part du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l'Organisation des Nations unies. L'ancien Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit au logement, Miloon Kothari, n'a pas été plus tendre dans le rapport qu'il a rédigé suite à une mission d'observation au Canada, à l'automne 2007. Tous ces rapports ont demandé aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de considérer la lutte contre le phénomène des sans-abri et les problèmes de logement «comme une situation d'urgence nationale».

Ce ne fut malheureusement pas le cas malgré les conditions déplorables de logement et de vie vécues par les peuples autochtones, l'augmentation continuelle du nombre de sans-abri partout au Canada, la persistance de la pénurie de logements locatifs, la hausse effrénée des loyers ou encore l'aggravation des problèmes de salubrité et de sécurité des logements.

C'est pourquoi nos associations ont jugé essentiel de profiter de cette Journée mondiale pour affirmer haut et fort que le logement est un droit fondamental et qu'il doit être respecté pour toutes et tous, ici comme ailleurs dans le monde.

Béatrice Vaugrante

Directrice générale d'Amnistie

internationale Canada francophone

François Saillant

Coordonnateur du Front d'Action populaire en réaménagement urbain

France Émond

Porte-parole du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec

Ghislain Picard

Chef régional de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

Ellen Gabriel

Présidente de Femmes Autochtones du Québec

Édith Cloutier

Présidente du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec

André Trépanier

Coordonnateur du Réseau

SOLIDARITÉ itinérance du Québec

 

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