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Qu'a-t-on fait des promesses d'ouverture du conseil municipal ?

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Serge Paquin... (Imacom, Frédéric Côté)

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Serge Paquin

Imacom, Frédéric Côté

La Tribune

Lors de la dernière séance du conseil municipal de Sherbrooke, le 1er février, j'ai été grandement choquée de voir la façon dont les élus, particulièrement le président du conseil, Serge Paquin, ont reçu les commentaires des citoyens, précisément ceux des étudiants qui sont venus témoigner de leurs difficultés, lors de la période de questions.

Venant de personnes qui ont été élues pour représenter l'ensemble de la population sherbrookoise, on se serait attendu à autre chose qu'une attitude frisant le mépris et l'indifférence, voire l'agacement, face à des témoignages et des questions somme toute légitimes, dépourvues de malice ou d'intentions politiques.

 

Ce n'est déjà pas évident pour les gens de se présenter devant le conseil afin de prendre la parole, dans une ambiance plutôt intimidante, sans qu'en plus ils se fassent rabrouer ou ridiculiser poliment par M. Paquin, une attitude cautionnée par le mutisme quasi permanent de ses collègues.

On se serait attendu, aussi, à plus d'empathie ou encore à une intervention de la part du maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, qui a fait de l'ouverture, du dialogue et de la participation citoyenne les principaux chevaux de bataille de sa récente campagne électorale.

Pourtant, malgré le changement de garde issu du 1er novembre dernier, on perçoit toujours la même culture du mépris et les mêmes failles dans l'implication citoyenne au niveau municipal que sous le précédent règne. D'ailleurs, M. Paquin représente à lui seul cette continuité de par ses interventions et son manque de respect - bien dissimulé - envers les personnes porteuses de sujets autres que les finances, le zonage ou encore Omaterra. Si c'est à cela que se résume les responsabilités et les centres d'intérêt de nos élus, outre les généreuses primes salariales associées à la fonction, on est en droit de se demander à qui s'adresser pour faire part de problèmes et de préoccupations qui touchent la santé et le bien-être des citoyens au quotidien.

J'espère des changements notables au cours des prochains mois quant à l'ouverture de nos élus envers la population. Il est temps que ces relations reposent sur le respect et qu'elles se traduisent par des mesures concrètes, telles qu'une réelle accessibilité à l'information, une levée partielle ou complète des huis-clos, une participation citoyenne concrète et démocratique dans les comités de la ville ou encore la mise en place d'un service de protection du citoyen. Il ne faudrait pas oublier que ces mesures ont été entérinées par près des deux tiers de la population lors des dernières élections à la mairie.

Après les promesses et les manoeuvres électoralistes, on attend toujours les réalisations et les mesures concrètes.

Marie-Danielle Larocque

Résidente du district du Pin solitaire

Étudiante en tech. de travail social

Porte-parole de l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke

 

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