Selon le député de Laurier-Sainte-Marie, le premier ministre du Canada, Stephen Harper est trop inflexible par rapport aux demandes de la majorité de la Chambre des communes, alors que le chef de l'opposition, Michael Ignatieff s'est trop avancé pour rebrousser chemin.
«Ignatieff est quelqu'un qui hésite beaucoup, mais cette fois, il a pris une décision, même si ses députés auraient probablement préféré qu'il continue à hésiter. Il ne peut plus revenir en arrière de peur d'être dionisé et qu'on l'appelle Dignatieff», a-t-il affirmé.
Puisque la souveraineté a toujours été la raison d'être du Bloc, le parti politique a promis qu'il en ferait un enjeu beaucoup plus important au cours de la prochaine campagne. Duceppe a d'ailleurs indiqué qu'il souhaitait discuter de l'avenir constitutionnel du pays lors des prochains débats des chefs, ses 14e et 15e. «Il s'agit sûrement d'un record Guiness», a-t-il blagué.
Plus la date du 17 septembre et le vote de confiance approchent, plus les députés du Bloc utilisent le terme «debout» à toutes les sauces lors des discours partisans. Tout indique que «Debout pour le Québec» sera l'un des slogans privilégiés par le parti au cours de la prochaine campagne.
Concernant le Moulin à paroles
Le chef du Bloc mettra fin à sa tournée provinciale à Québec, dimanche, alors qu'il participera au Moulin à paroles. Duceppe s'est dit déçu de tout le tumulte causé par l'annonce de la lecture du manifeste du FLQ. Il considère comme normal qu'il soit lu considérant son importance dans l'histoire de la province.
«Le Musée de l'holocauste à Israël renferme un discours d'Adolf Hitler. Je ne suis pas d'accord avec le FLQ, ni avec Durham et la déportation des Acadiens, mais tout ça fait partie de notre histoire», a-t-il dit.
Au cours de l'événement, le Gilles Duceppe sera appelé à réciter un texte de Robert Bourassa. Narquois, il a offert au premier ministre du Québec, Jean Charest, de venir lire le document à sa place. «J'aimerais beaucoup mieux lire un texte que papa a prononcé lors de la Saint-Jean de 1990. Je serais très fier de le faire», a-t-il statué. Ce discours engagé de Jean Duceppe aura été l'un de ses derniers avant son décès survenu en décembre de la même année.










