Parmi les gens présents, il était possible de distinguer des membres de la famille proche du soldat décédé, des collègues militaires et une poignée de dignitaires dont les maires de Victoriaville et de Warwick et le député fédéral de Richmond-Arthabaska, André Bellavance.De toutes les personnes qui ont rendu un dernier témoignage, le commandant Daniel MacIsaac a été le plus éloquent. Le supérieur du major tombé au combat a affirmé que son protégé avait sacrifié sa vie afin de permettre à un peuple de vivre plus librement. Il a salué son leadership, son esprit d'équipe et son dévouement.
"Yannick commandait la majorité de mes hommes en Afghanistan. C'était un homme fier, serviable, honnête et déterminé. C'était un leader exceptionnel qui possédait d'excellentes qualités morales et physiques. Il était entraîné pour faire face à des situations dangereuses. Sa perte est une véritable tragédie", a-t-il indiqué.
Le commandant se souvient de la persévérance du major dans l'adversité. Notamment lorsque deux de ses ingénieurs furent tués et qu'il a tout de même décidé d'aller de l'avant. La mission en Afghanistan était sa principale priorité et les interventions se poursuivent d'ailleurs, comme il l'avait souhaité.
"Il croyait, même au risque de sa vie, à la raison d'être de cette mission. Il voulait qu'elle se poursuive même après lui et nous allons de l'avant comme il l'avait demandé. Même s'il n'est plus sur le terrain, Yannick restera toujours dans nos coeurs", a-t-il ajouté.
Le beau-frère de Yannick Pépin, Jean-Sébastien Roberge, a, pour sa part, comparé la vie du soldat à un parcours de golf, parcours qu'il a dû abandonner un peu trop tôt. Il a notamment mis l'accent sur le fait qu'il n'était pas obligé de se rendre en Afghanistan pour mener à bien cette mission, mais qu'il l'avait tout de même fait. "Yannick aurait bien pu prendre un mulligan au 13e trou, mais il ne là pas fait par conviction", avait-il écrit dans une lettre récitée par le maître de cérémonie, André Moreau.
Un souvenir indélébile
À défaut de pouvoir enterrer le cercueil du major, le centre funéraire a mis en terre un érable rouge en souvenir du Victoriavillois disparu. Il a également remis une plaque commémorative à la conjointe du soldat Pépin, Annie Roberge.
Comme l'avait annoncé Roger Richard la semaine dernière, le nom du militaire ira rejoindre ceux des autres personnes qui ont perdu la vie lors de combats outremer sur le cénotaphe situé à proximité de l'hôtel de ville.
Le maire de Warwick, Claude Desrochers, a quant à lui annoncé qu'une rue ou un bâtiment municipal prendra le nom de Yannick Pépin au cours des prochains mois.











