Le but avoué de cette mesure est de réduire la quantité de particules émises dans l'atmosphère au cours de la période hivernale, lesquelles contribuent à la formation de smog et à bon nombre de maladies pulmonaires.
Selon le directeur du Service de l'environnement à la Ville, Serge Cyr, les appareils répondant aux normes EPA ou SCA évacuent moins de 7,5 grammes de particules par heure dans l'air ambiant, ce qui est de loin inférieur aux 50 à 80 grammes émis généralement par les poêles traditionnels.
Comme si ce n'était pas suffisant, les nouveaux foyers nécessitent 33 % moins de bois pour générer la même quantité de chaleur, ce qui représente une économie moyenne de 240 $ par année. Un poêle répondant à cette norme coûte entre 500 $ et 3000 $ à l'achat.
Plus sécuritaires
Le Service de sécurité incendie de Victoriaville évalue à un peu moins de 1000 le nombre de résidences qui sont encore chauffées par un équipement désuet à Victoriaville. En amorce de programme, la municipalité a débloqué un budget de 20 000 $. On espère ainsi qu'un peu plus de 60 propriétaires bénéficieront de cette offre d'ici le 31 décembre 2010.
Afin de se prévaloir de cette subvention, les Victoriavillois devront d'abord obtenir l'approbation du Service de sécurité incendie qui pourrait leur demander d'apporter certaines modifications à leurs infrastructures par mesure de sécurité. Un nombre grandissant d'incendies se déclarent dans des demeures ayant quelques dizaines d'années. Ils sont souvent causés par un système de chauffage au bois déficient. En ce sens, la nouvelle génération de poêles est beaucoup plus sécuritaire.
«Le poêle répondant aux normes EPA brûle ses gaz, ce qui évite la création de couches de créosotes hautement inflammables», a affirmé le directeur du Service de sécurité incendie, Martin Leblond.
Une fois qu'ils ont obtenu l'approbation des pompiers et le certificat d'autorisation, les demandeurs devront faire la preuve de l'achat du nouveau poêle et de la mise hors service de l'ancien.










